mercredi 20 octobre 2021

Le pain et moi…..une vieille histoire….

 Pas question de vouloir vous apprendre à faire du pain, mais juste un petit résumé de mon histoire avec celui-ci, depuis les lointains débuts du blog…..et même bien avant!


Ces derniers temps, j’arrive à ça, et en suis assez contente. Il est assez dense, sans doute pas suffisamment aéré selon les critères du « bon pain » tels que je les vois souvent. Mais il nous convient bien!

J’avais commencé quand j’étais étudiante, mais je n’arrivais jamais qu’à une espèce de pavé dur et immangeable. Il y a donc eu plusieurs années d’interruption dans mon élan boulanger…..

Il y a quelques années, les progrès en electro-ménager ont conduit à l’invention de la machine à pain. Vous vous doutez bien que j’ai demandé qu’on m’en offre une à la première occasion et vous verrez dans l’historique du blog quelques exemples de mes productions…..mais il y a eu quelques surprises quand même.

 

Quelquefois ça peut donner lieu à des interprétations….


Mais c’était le plus souvent mangeable…

Et puis j’ai acheté un robot pâtissier et commencé à pétrir puis à cuire au four….et il y a eu des résultats inégaux car je voulais tester des recettes et techniques différentes. 

L’épisode levain n’a pas été très concluant.

Je ne vais pas vous donner de recette miracle, mais j’ai été très aidée par le livre « Les secrets de la boulange bio » de Marie Chioca.

Sur Instagram, vous avez aussi les vidéos de Coco cook qui propose entre autres des pains sans pétrissage quasi inratables.

Je vais quand même vous dire comment je procède actuellement, peut-être ai je de la chance mais ça marche! 

Ma recette:

• 500g de farine: en général une farine de blé bio semi complète mais parfois j’en remplace une partie par de la farine de blé T65 si je veux un pain plus blanc ou de la farine complète si je le veux plus foncé. Parfois du seigle ou du sarrasin mais pas plus de 100g.

• 7g de sel fin, mais on aime le pain peu salé 

• 8 à 10g de levure déshydratée. Ou un sachet. Il faut essayer plusieurs marques et garder celle qui est plus pratique pour vous. Je préfère la levure qui n’a pas besoin d’être délayée avant utilisation.

• Environ 300ml d’eau à température ambiante. Eau du robinet que je laisse un peu aérer pour enlever l’odeur de chlore. Mais j’avoue l’utiliser telle qu’elle si je suis pressée.

Dans le bol du robot, je mélange la farine et le sel et je mets la levure au centre. J’ajoute les 3/4 de l’eau et je mets en marche à petite vitesse, avec le crochet.

Quand la pâte se forme j’ajoute progressivement le reste de l’eau et de temps en temps j’arrête le robot pour tâter la pâte. Elle doit être très souple, et encore un peu collante mais pas trop…..il ne faudra peut-être pas toute l’eau, ou il en faudra un peu plus….chaque farine est différente.

J’avoue que là, c’est en en faisant souvent que vous allez trouver la bonne consistance. Je continue à pétrir encore une petite dizaine de minutes, et j’arrête quand la pâte est bien élastique. Pour tester ça il faut prendre la pâte entre les 2 mains et l’étirer.

Si vous n’avez pas de robot, pas de panique, un peu d’huile de coude et ca ira! 

Ensuite je ramasse la pâte en boule, couvre le bol d’un torchon et laisse tout ça pas trop loin d’un radiateur. 

Environ 2 heures plus tard, elle a doublé de volume, normalement…..mais on peut la laisser un peu plus si on n’a pas le temps de cuire tout de suite. 

Je farine alors mon plan de travail et j’y met la boule de pâte, pour la dégazer, mais en douceur….en pratique je l’étire sur les côtés que je ramène au centre, souplement pour laisser de l’air.

Je façonne alors en boule, c’est le plus simple.

Allez voir chez Coco cook, elle explique bien ces étapes.

Dans une cocotte en fonte, je mets un papier cuisson. J’y dépose ma boule de pâte et je la laisse tranquille sous son torchon une dizaine de minutes, qu’elle se remette un peu….je fais quelques incisures avec un couteau bien tranchant légèrement mouillé et je mets le couvercle.

J’allume le four à 240 degrés en chaleur tournante et j’y mets la cocotte, à froid en programmant pour 45 minutes. Au bout de ce temps, je sors le pain de la cocotte et laisse le pain sur la grille du four, une dizaine de minutes en baissant à 200 degrés et en surveillant sa couleur.

Une fois cuit, il doit avoir la croûte craquante et sonner creux si on tape en dessous. Je le mets alors à refroidir sur une grille.

Si vous n’avez pas de cocotte en fonte: j’ai testé au début avec une cocotte en Pyrex munie de son couvercle et ça fonctionnait...mais elle a eu un accident mortel et j’ai profité de soldes pour acheter de la fonte.

N’oubliez pas le papier cuisson, j’ai cru un jour devoir jeter l’ensemble pain-cocotte qui étaient devenus inséparables.

Voilà, c’était un peu long mais j’espère que vous êtes arrivé au bout et que ça vous sera utile. Mais n’hésitez pas à persévérer et à trouver votre propre méthode, tout en vous aidant des vidéos d’internet pour certains gestes difficiles a expliquer par écrit.






dimanche 11 juillet 2021

Une flamiche au goût du sud…..

 Ça fait plusieurs fois qu’on mange des flamiches sur ce blog. En commençant par une version plutôt classique, et en l’adaptant à différentes garnitures, même sucrées. Et jusqu’à présent, la brigade de la flamiche officielle ne m’a jamais poursuivie…..ouf!

Cette fois, ma version est plutôt méditerranéenne …..plus proche de la pizza que de la quiche si vous voyez ce que je veux dire…

J’utilise toujours la même recette pour la pâte, que vous pouvez voir en vidéo sur 750g.com mais comme je suis actuellement en vacances, et que je transporte jusqu’ici beaucoup de choses mais pas encore ma balance, je vais vous donner ma version adaptée à ce qu’il y a sur place.


La photo est prise au soleil du soir, pour une fois ça fait une jolie lumière naturelle!

La recette:

  • 5 c à s bombées de farine
  • 1/2 sachet de levure de boulanger sèche instantanée 
  • 1/2 c à c de sel
  • 1/2 c à c de sucre en poudre
  • 1 œuf 
  • 3 c à s d’huile d’olive (rases forcément…..je ne sais pas les faire bombées)
  • 150ml de lait: j’ai un pichet un peu gradué ici….sinon ça fait un peu moins de3/4 d’un mug classique. 
  • 1 courgette
  • 1/2 oignon blanc (1 s’il est petit)
  • Une poignée de tomates cerises
  • 100g de fêta 
  • Huile d’olive
  • Thym, romarin ou autres herbes à votre disposition.
Couper la courgette et l’oignon en dès. Les mettre dans un récipient avec un peu d’huile d’olive , les tomates et les herbes. Couvrir et laisser tranquille.

Mélanger dans un saladier la farine, la levure, le sucre, le sel. Mettre une partie du lait et commencer à mélanger. Mettre l’œuf, mélanger encore, puis ajouter presque tout le lait et l’huile. Mélanger et vérifier la consistance, très très molle ( à voir sur la vidéo) Ajouter le reste du lait ou pas selon le résultat.

Huiler un plat allant au four. Idéalement une tourtière, mais prenez ce que vous avez d’une taille à peu près semblable . Pour ma part j’ai « rétréci » un grand plat à gratin avec de l’alu et du papier cuisson……

Couvrir d’un torchon et laisser lever environ 1 heure….ou plus si vous avez à faire dans l’intervalle.

Repartir sur la pâte les légumes et la fêta coupée en petits morceaux et cuire environ 30 minutes a 190 degrés…( ou l’équivalent sur votre four….en surveillant bien)

Bon….j’aurais peut-être dû préciser au début qu’il faut un four. J’espère que vous ne vous êtes pas lancés dans la recette sans lire jusqu’au bout et ne vous trouvez pas devant une question existentielle : comment je cuis ce machin?
Si vous essayez à la poêle, dites le moi…..ça doit pouvoir faire des genres de crêpes….

C’est à tenter en fait! 



mercredi 19 mai 2021

Un peu de sucré quand même, avec un méli-mélo de recette très adaptable

 Beaucoup de salé dans les rares articles depuis le début de l’année. Alors un petit truc sympathique pour le goûter ça changera. 

On commence par une photo ? Ça vous donnera peut-être envie de continuer à lire.


Ce sont donc des petits gâteaux. À la datte et au kefir de lait.

Bon, là j’ai déjà perdu quelques lecteurs.....mais non! Ne vous sauvez pas.

Le kefir de lait, c’est une sorte de lait fermenté fait maison. Vous trouverez d’autres sortes de lait fermenté en magasin ( lait ribot, lben, babeurre, lait battu....) et si vous n’avez pas de datte ou n’en êtes pas fan, une bonne confiture ou une pâte à tartiner fera l’affaire.....

Au départ, j’avais fait une pâte de dattes parfumée selon une recette déjà testée, empruntée à Darya, de Tortore pour faire de délicieux gâteaux irakiens. Je vous laisse aller voir la recette. 

Et finalement la pâte a fini dans un pot car j’adore ça pour parfumer mon yaourt.

Pour le kefir, j’en avais pas mal et j’avais d’abord pensé l’utiliser pour faire des scones et j’ai commencé une pâte dans cette idée......pour changer en cours de route en voyant le pot de pâte de dattes.

Pour une fois, j’ai noté ce que j’ai bricolé car c’était très bon en fait. Je les ai faits dans des caissettes pour petits gâteaux de IKEA, plus plats que les moules à muffins classiques. Si vous n’en avez pas, utilisez ceux que vous trouverez, en augmentant sans doute un peu le temps de cuisson si ils sont plus épais.

La recette:

  • 250g de farine blanche
  • 1/2 sachet de levure chimique
  • 1 bonne pincée de sel
  • 2 c à s rases de sucre en poudre plus un peu
  • 60g de beurre très froid
  • 1 œuf
  • 200ml environ de lait fermenté 
  • Pâte de dattes, confiture, pâte à tartiner, comme vous voulez
Mélanger la farine, sel, sucre, levure  et sel et ajouter le beurre coupé en morceaux. Travailler du bout des doigts ou avec un couteau, rapidement, pour mélanger le beurre mais avoir encore des petits morceaux.
Ajouter l’œuf un peu battu et une bonne partie du lait et mélanger rapidement. Ajuster si nécessaire en ajoutant du lait pour avoir une pâte très molle (plus que pour les scones). Elle n’est pas vraiment homogène, pas de problème.
Repartir la moitié de la pâte dans les caissettes, 8 pour moi, ajouter une belle cuillerée de pâte de dattes au centre et recouvrir du reste de pâte.
Comme il y a quand même peu de sucre dans la recette, je me suis permis d’en saupoudrer un peu à la surface. 
Cuire 15 à 20 minutes à 180 degrés, plus ou moins selon votre four et vos moules.


Plutôt sympathiques non? 
Ils sont meilleurs juste refroidis après la cuisson, mais encore mangeables le lendemain, en les passant 5 minutes au four si vous avez le temps.

Vous me direz avec quoi vous les avez testés ? Comme garniture......mais je ne suis pas contre le fait de savoir s’ils ont accompagné une tasse de café, de thé, ou une coupe de champagne sait on jamais !

jeudi 6 mai 2021

En l'honneur de la Queen....

 Laquelle? Mais THE Queen! Elizabeth de son petit nom!

J'ai raté son anniversaire mais il n'est sans doute pas encore trop tard pour lui souhaiter, surtout qu'elle a eu bien des malheurs dernièrement.

Pour l'occasion, j'ai repris un des classiques britanniques, le yorkshire pudding. D'ailleurs, si vous cliquez sur ce nom, vous verrez que c'est un plat qu'on trouve assez souvent sur la table à la maison.

Mais puisque la royauté britannique semble quand même se moderniser un petit peu, si si..... j'en ai fait une version différente, pas servie en accompagnement d'un rôti de boeuf comme la tradition l'exige, mais juste avec une salade verte, en tant que plat à part entière.


De toute façon, en cherchant des idées de repas sur le net, j'ai vu que les anglais eux mêmes s'amusaient à utiliser cette recette de base pour de petits casse croutes sympathiques.

Ma version est à la truite fumée et ciboulette.

Ma recette 

Pour ma part, je fais la pâte au blender, ça va vite et c'est bien onctueux. Mais sinon, vous faites comme lorsque vous fabriquez une pâte à crêpes. Je vous laisse adapter ça vous même...

  • 50cl de lait demi écrémé
  • 300g de farine blanche 
  • 1/2 c à c de sel
  • poivre du moulin
  • 4 oeufs
  • 4 tranches de truite fumée
  • plein de ciboulette (fraiche ou surgelée)
Dans le blender, mettez le lait et les oeufs. Mixez 30 secondes. Ajouter la moitié de la farine et le sel, mixer à nouveau 30 s puis le reste de la farine et mixer 1 minute. Racler les bords avec une maryse pour bien décoller la faine éventuellement collée et mixer encore un peu. 
Laisser reposer une demi heure. (bon, si vous êtes pressés, ce n'est pas obligatoire...)

Pendant ce temps, couper la truite fumée en petits morceaux et ciseler la ciboulette. Mélanger et poivrer.

Préchauffer le four à 180°

Beurrer une plaque de moules à muffins, verser la moitié de la pâte. Avec un blender, c'est bien de mixer la pâte encore quelques secondes avant de s'en servir

Répartir la truite et la ciboulette puis verser le reste de la pâte.

Cuire 25 à 30 minutes selon votre four

C'est bien gonflé en sortant du four, un peu asymétriquement chez moi vous voyez.....

En refroidissant c'est un peu moins spectaculaire mais c'est bon!

Si vous en faites des versions pas trop grosses, ça se mange facilement à l'apéro. Sinon, avec une salade, vous avez un plat complet.




mardi 6 avril 2021

Dédoublement de personnalité?....

 Vous n'avez jamais eu cette impression?....moi si....

Il y a quelques semaines....

En cherchant une recette....

Mais reprenons au début. Tout a commencé par des héliantis trouvés dans mon Biocabas

Je cherchais une manière de les accommoder mais il y en avait assez peu sur le net, du moins pas qui me tentaient. Comme c'est assez proche des topinambours, j'ai lancé une nouvelle recherche sur ce légume, notamment sur Cuisinons de saison, où Gut a eu la merveilleuse idée de regrouper les recettes de légumes des blogueurs.

Et j'ai cliqué sur une photo qui me tentait et dont je pensais avoir les ingrédients:

Topinambours et fruits de mer en sauce safranée

Si vous avez cliqué, vous comprendrez peut-être pourquoi j'ai eu une drôle de sensation: je me suis retrouvée sur mon propre blog, regardant une photo d'un plat que je me souvenais à peine avoir cuisiné....

Et je l'ai refait, avec des héliantis, des saint Jacques et des crevettes (congelées)


La recette:

  1. 500g d'héliantis
  2. 1/2 sachet de noix de St jacques surgelées
  3. 200g de crevettes surgelées
  4. 2 belles cuillers à soupe de crème fraîche plus un peu
  5. 4 ou 5 pistils de safran
  6. sel, poivre
  7. un peu d'huile d'olive
Faire décongeler les St Jacques au frigo, dans un mélange d'eau et de lait

Chauffer un peu de crème fraîche (attention, au micro ondes ça explose vite....) et y faire infuser le safran.

Eplucher les héliantis (c'est plus facile que les topinambours) , les couper en morceaux et les faire cuire une dizaine de minutes dans une eau frémissante salée.
Vérifier la cuisson car le temps est vraiment variable selon leur taille. Ils doivent être tendres sans s'écraser.

Dans une poêle, avec un peu d'huile d'olive, faire dorer les morceaux d'héliantis, ajouter les St Jacques égouttées et les crevettes, juste rincées mais encore gelées.
Faire cuire quelques minutes puis ajouter la crème, avec et sans safran, saler et poivrer et laisser sur le feu juste le temps que l'ensemble soit bien chaud.

Et voilà!

Si vous voulez essayer, dépêchez vous car je crois qu'on arrive en fin de saison pour ces 2 légumes.