jeudi 14 juin 2018

On en mangerait!

J'aime beaucoup les crèmes...., de toutes sortes...

Il en existe de plus facile à faire que d'autres, celle ci est ultra rapide, et avec 2 ingrédients seulement....enfin, 3 si vous voulez ajouter un petit quelque chose en plus....



Sympa, non?...

Les 2 ingrédients? du beurre de karité et de l'huile de coco....

Et pour tout vous avouer, elle est plutôt à se tartiner sur la peau qu'à présenter comme dessert...

C'est une crème après soleil, ou de nuit, ou de quand vous voulez, dont j'ai trouvé la recette l'été dernier sur la page Facebook du Grand défi zéro déchet d'Alice.



La recette est donnée par Alice, qui tient le magasin Day by Day de Lille, une boutique de vente en vrac. Elle y est avec Romu, de la savonnerie de Romu, qui fabrique des cosmétiques bio, 100% naturels, équitables et les vend par internet, ou dans certaines boutiques. Pour ma part, je l'ai découvert par La Ruche qui dit oui. Les ingrédients s'achètent chez Day by Day, où vous allez avec vos propres bocaux. On en trouve aussi sur place. 

La recette:

  • 50g de beurre de karité bio
  • 50g d'huile de coco bio
  • huiles essentielles si vous souhaitez un parfum
Mettre les 2 ingrédients dans un bocal, Mettre celui ci au bain marie sur feu très doux et laisser fondre. On peut ajouter quelques gouttes d'huiles essentielles à la fin.

Un petit séjour au frigo et c'est tout!

Vous pouvez voir sur le vidéo que ça se fait aussi dans une casserole, mais ma méthode évite une vaisselle! et on vous en expliquera plus sur l'ajout d'huiles essentielles.

Si vous prenez de l'huile de coco vierge, non désodorisée, votre crème aura une petite odeur exotique sympathique.

N'hésitez pas....et n'ayez pas peur, ça ne rend pas la peau grassouillette mais toute douce, et ça ne tâche pas les vêtements. On peut aussi l'utiliser sur les cheveux, mais je n'ai pas testé.

Et si vous avez envie de le manger, pas de problème, c'est comestible!


lundi 11 juin 2018

Un gâteau du dimanche pour une photo de truc....

Dimanche, famille....vous associez quoi, vous?

Moi, c'est souvent cuisine ou pâtisserie....

Hier, je n'ai pas voulu changer mes bonnes habitudes, mais quand même, c'était l'occasion de tester une des recettes d'un livre de Marie Chioca et de se faire plaisir sans trop accumuler les calories sucrées.


Si, si....c'est très raisonnable!

J'ai utilisé sa recette de génoise aux fraises, qui privilégie les ingrédients à index glycémique bas. Bon, pour la chantilly, j'avoue avoir employé du sucre glace classique, mais 40g pour 8 personnes, avouez que ça fait quand même peu!

J'avais quelques craintes pour la dégustation car un essai précédent de pain d'épices un peu trop sec n'avait pas réuni tous les suffrages.....mais c'était juste top! et facile à faire.

Les ingrédients employées peuvent se trouver en magasin bio ou sur internet. 

La recette:

  • 4 oeufs
  • 10cl de sirop d'agave
  • 1/2 c à c d'arôme amandes amère pour pâtisserie
  • 1 c à s de rhum
  • 100g de farine de petit épeautre T70 (110 dans la recette, pas trouvé....)
  • 60g de farine d'orge mondé
  • 1/2 sachet de poudre à lever (5 à 5,5g selon les marques....)
  • 250ml de crème fraîche liquide entière
  • 125g de mascarpone
  • 40g de sucre glace
  • 1 gousse de vanille
  • 400g de fraises, équeutées et coupées en 2
  • quelques feuilles de menthe pour la déco
Dans le bol d'un robot, ou dans un grand bol, mettre les oeufs et le sirop d'agave, le rhum et l'arôme amande. Fouetter d'abord à petite vitesse puis au maximum jusqu'à obtenir une masse mousseuse, claire, qui a triplé de volume (bien 10 minutes....). C'est plus facile au robot ou au fouet électrique....à la main, il faudra un peu de poigne.

Tamiser les farines et la levure. Les ajouter très progressivement au mélange précédent, en soulevant bien la masse, avec une spatule ou une écumoire (si, si....astuce trouvée chez Edda, Un déjeuner de soleil).

Verser dans un moule à manqué beurré, de 24cm de diamètre et cuire au four préchauffé à 180°, chaleur tournante, pour 15 minutes. (moule à savarin dans la recette d'origine)

Laisser complètement refroidir avant de démouler. 

On peut le faire la veille et le garder filmé sans problème.

Tamiser le sucre glace et y ajouter les graines de la gousse de vanille. 

Verser la crème et le mascarpone très froids dans le bol du robot très froid et commencer à fouetter avec un fouet très froid.....quand la chantilly commence à monter, ajouter le sucre vanillé et arrêter quand l'ensemble est bien ferme. Verser dans une poche à douille.

Couper le gâteau en 2. Sur la partie inférieure, mettre la moitié de la crème et la moitié des fraises. Remettre l'autre partie par dessus et pocher le reste de crème, plus artistiquement si possible. Ajouter le reste des fraises et les feuilles de menthe.

Remettre au froid avant de servir.



Mais que vient faire le truc du titre me direz vous?...

C'est que Dr Caso a relancé son petit jeu comme je les aime: La photo de truc qui consiste à photographier un truc....enfin, pas n'importe lequel, il y a un thème!

Et cette fois c'est: un truc du dimanche

Alors je lui ai envoyé ça:


D'accord, c'est un peu moins glamour que les 2 photos précédentes....et on voit que mon frigo est bien garni de bières....mais ça m'évoque le dimanche: 

Le reste de gâteau que tu as mis longtemps à préparer, qui a été englouti avec plaisir par tes enfants et petits enfants et que tu es bien contente de voir dans le frigo pour te régaler encore égoïstement le soir devant la télé...


Et voilà.....si vous voulez savoir ce que d'autres imaginent comme étant "du dimanche" allez voir chez Dr Caso, elle ne va certainement pas tarder à publier tout ça!

jeudi 7 juin 2018

Toujours des asperges!

Cette année, je me suis laissée aller sur mes achats d'asperges on dirait!

Quand nous étions en Belgique, j'avais raconté que la patronne du restaurant les avait préférées aux moules pour son menu du jour. 
Dans mon esprit, asperges et Belgique n'étaient pas automatiquement liées, comme la paëlla et l'Espagne, ou la panse de brebis farcie et l'Ecosse...


Pourtant, elle poussent facilement là bas. La preuve, cette photo prise lors d'une balade dans les dunes où nous avons eu la surprise de les voir tranquillement à l'état sauvage.

Les lapins ne doivent pas trop apprécier car, vu le nombre de terriers et de crottes sèches dans le coin, c'est étonnant qu'elles aient pas été grignotées....mais c'est une autre histoire!

Dans notre région ça pousse bien aussi, forcément...et grâce au Biocabas et au Court circuit, nous avons eu l'occasion d'en manger de toutes fraîches, qui n'avaient pas beaucoup voyagé.

Cette fois, je vous donne une recette d'asperges blanches, que j'ai trouvée sur le site de Rustica.


Elles ont pris pour l'occasion un goût un peu méditerranéen, car elles étaient cuites au four, avec de l'huile d'olive, des câpres et des anchois.

La recette parlait d'une cuisson uniquement au four, mais mes asperges étaient très grosses, alors j'ai préféré les pré-cuire à l'eau. Et je pense avoir bien fait car elles étaient juste fermes comme il fallait.

Je vous donne ma version, mais n'hésitez pas à aller voir celle d'origine.

Ma recette:

  • 500g d'asperges blanches
  • 1 citron bio
  • 2 branches de thym
  • 6 anchois à l'huile d'olive
  • 4 cuillers à soupe de câpres au vinaigre
  • 4 c à s d'huile d'olive
Blanchir d'abord les asperges épluchées dans de l'eau bouillante et bien les égoutter.

Les couper en 2 dans la longueur et les déposer sur une plaque recouverte d'un papier sulfurisé.

Dans un mortier, mettre le zeste finement râpé du citron, les feuilles de thym, les anchois et les câpres. Ecraser le tout en ajoutant progressivement l'huile d'olive et le jus du citron.

Verser la moitié sur les asperges et bien les enrober (avec les mains, c'est le mieux)

Cuire au four préchauffé à 180° en chaleur tournante pendant 20 à 30 minutes.



En principe, on arrose ensuite les asperges avec le reste de la sauce. Mais comme je voulais un plat complet, j'ai mis au four en même temps des morceaux de poisson surgelés de Mr Picard, eux aussi enduits de sauce et  tout était cuit à la sortie du four. 

Mais je ne les ai pas pris en photo: des carrés de poisson, ça n'a pas forcément d'intérêt visuel!


vendredi 1 juin 2018

Et la crème?....

Dans mes 2 derniers articles, j'ai été très très bavarde et j'ai oublié de vous donner la recette de la crème qui accompagnait la salade d'oranges!


Elle s'appelle Mouhalabieh, est d'origine libanaise, toute fraîche et simple à faire.

Je ne peux exactement vous dire d'où vient la recette que j'ai faite car, comme souvent, j'en ai lu une bonne dizaine sur le net avant d'en faire un peu à ma sauce; je ne garantis donc pas du tout qu'elle soit la "vraie" recette, mais je peux vous affirmer qu'elle est très bonne....

La recette:

  • 75cl de lait ( j'ai employé du lait de ferme pasteurisé, entier...vous ferez avec ce que vous voulez. C'est plus crémeux comme ça quand même...)
  • 45g de crème de riz (fécule de maïs à défaut)
  • 45g de sucre de canne blond
  • 2 c à s de miel d'acacia
  • 3 c à s d'eau de fleur d'oranger ( de la vraie, pas aromatisée)
  • une poignée de pistaches mondées, non salées  
Délayer la crème de riz dans une partie du lait puis ajouter le reste. Verser dans une casserole, ajouter le sucre et le miel et cuire à feu moyen en remuant une dizaine de minutes. On doit obtenir la consistance d'une crème anglaise.

Ajouter l'eau de fleurs d'oranger, et répartir dans 4 ou 6 coupelles (selon le nombre de convives et leur appétit)

Couvrir et garder quelques heures au froid.

Hacher grossièrement les pistaches au couteau et les faire légèrement torréfier à la poêle, sans graisse.

Servir bien frais, parsemé de morceaux de pistache au dernier moment.

Je sais que les oranges ne sont plus vraiment un fruit de saison, mais j'ai comme qui dirait l'idée qu'avec des jolies fraises cette crème devrait être assez sympathique!

dimanche 27 mai 2018

Week end princier....

Quand le comité d'entreprise a proposé, comme en 2015 un week end à Londres, nous en avions un si bon souvenir que nous nous sommes vite inscrits. Il y a plusieurs mois.

Et plus la date approchait, plus il devenait évident que nous ne serions pas les seuls à avoir eu cette idée....


Dès l'embarquement à Lille Europe, nous étions dans le bain....

Mais soyons honnêtes, comme nous n'avions pas prévu d'aller à Windsor, la foule londonienne ne nous a pas parue beaucoup plus importante que d'habitude.

Ceci dit, on ne pouvait pas le manquer ce mariage....



Toutes les télés montraient l'événement, en boucle....Je ne suis cependant pas bien sure que ces messieurs accoudés dans un pub de Camden Town soient vraiment mis en joie par ce qui se passe au dessus d'eux.....je les ai un peu floutés au cas où ils tiendraient à leur anonymat...

Nous, pendant ce temps, on s'hydratait.....


C'est qu'il faisait beau et chaud....et la marche à pieds intensive ça donne soif!

On n'a pas bu que ça, rassurez vous. La facilité qu'on a en Angleterre à pouvoir sans restriction avoir de l'eau du robinet (demander "tap water") au restaurant nous ravit à chaque fois. Que ce soit en verre, qu'on vient vous remplir sans même le demander parfois, ou par carafe bien fraîche, rien de comparable avec la France où il faut souvent réclamer plusieurs fois avant d'avoir sa ration d'eau tiède....(pas partout, heureusement...j'exagère un peu....). Et ne parlons pas de la Belgique où c'est impossible: pas d'autre choix que l'eau en bouteille....

Bref, c'était ma minute râleuse...

Etant donné ce temps magnifique, pas question de s'enfermer dans les musées.....Londres regorge de promenades à l'air libre.



Par exemple, les bords de Regent's canal, ici entre Little Venice et Camden. Cliquez sur ce lien pour découvrir....

Et pour les amateurs de jardins magnifiques, ou tout simplement d'immenses pelouses où on a le droit de marcher, de s'allonger, de jouer, de manger....enfin de tout ce que vous voulez...Kew Gardens.


Et si vous aimez les serres, il y en a pour tous les goûts, de la plus petite comme celle ci, pour les plantes aquatiques, aux plus grandes....


Comme celles là, vues du haut d'une promenade aménagée à la cime des arbres....

C'est un peu loin du centre de Londres mais ça vaut vraiment le coup d'y passer une journée...(et le coût....17 Livres, 15 après 60 ans...). Vous aurez peut être plus de chance que nous...


On aurait du se méfier en voyant ces quais déserts.....ça ne collait pas avec la foule des lignes de métro précédentes.....il y avait plusieurs tronçons fermés pour le week end et nous avons mis 2 heures au lieu des 50 minutes annoncés sur mon appli d'itinéraires....en finissant en Uber sinon je pense qu'on en aurait mis 3.
Le soir, on était prévenus....et on a pris un bus pour rattraper le métro.....et tomber sur une station bouclée....
Heureusement que les gens sont spontanément gentils et qu'un monsieur a du voir notre air déconfit et hagard et nous a indiqué par où aller... on a mis 2 heures aussi.... et le pub que MrD avait repéré pour souper dans le guide du routard, près de l'hôtel, ne servait plus que des boissons.....

Nous sommes rentrés dans une pizzeria  au hasard, qui s'est avérée très sympathique! Panzo, dans la rue de ce qui s'avère être, je le découvre maintenant Exmouth market, très vivant.....sauf le dimanche soir!

Sinon, à Kew gardens, on peut aussi trouver de quoi manger. Nous avons pris, sur le coup de 15h30, un déjeuner assez pantagruélique à l'Orangerie restaurant. Le plat chaud du jour: rôti de boeuf ou poulet. Le rôti semblait un peu bof....alors ce fût poulet:  un demi par personne, servi sur un mont de pommes de terre et légumes racines rôtis au four, le tout surmonté d'un yorkshire pudding et d'une louche de gravy.......Je n'ai pas tout mangé, mais c'était très correct pour ce genre d'endroit.
Mais il y a aussi des salades, hein?.....
Et un distributeur d'eau fraîche gratuit....même pour remplir sa bouteille venue de France....

Pour rester dans la gastronomie....


J'avais réservé au Fifteen, 1er restaurant ouvert par Jamie Oliver. Je ne pense pas qu'il y vienne encore souvent, mais j'avais envie depuis longtemps d'y aller.
Et c'était une bonne idée: l'accueil est parfait et le contenu des assiettes à la hauteur de leur réputation.
Nous avons choisi la facilité en prenant le menu végétarien justement proposé cette semaine là. Excellent, même si, à notre goût, le plat manquait un peu de pep's.....
Mais le dessert!....


La lumière ne lui rend peut-être pas vraiment hommage, mais la betterave caramélisée était une vraie découverte!

Le dernier jour, nous sommes quand même partis dans des coins moins verts....


Mais fleuris!...

La City, avec ici St Paul. 
Si vous voulez en avoir une vue imprenable....gratuite....montez (en ascenseur) tout en haut du centre commercial qui est derrière.....One new change.....
Et si vous voulez manger dans un cadre inhabituel, rendez vous pas très loins, au Café Below, dans la crypte de l'église St Mary le Bow. Un peu bruyant si vous tombez en même temps qu'un groupe, mais où l'accueil est charmant et le contenu des assiettes parfait. Je garde encore un souvenir ému de mon crumble aux pommes tiède, avec sa custard.....

Pas très loin de là, de l'autre côté de la Tamise....


Borough market, qu'on ne présente plus aux amateurs de street food et de denrées bien présentées. C'est le plus médiatique, mais il y en a d'autres dont nous gardons le projet de visite pour notre prochain voyage!....
2 heures avant de prendre le train, nous y sommes juste passés en vitesse. En principe il était fermé (lundi après midi, bank holiday) mais bien des stands étaient ouverts....

j'en ai profité pour acheter un souvenir....



Ne sont elles pas mignonnes ces petites asperges?.....elles n'ont pas trop souffert de leur transport en Eurostar dans mon sac de voyage et le lendemain....


Je me suis inspirée d'une recette du dernier Régal.

Tomates et asperges rôties au four:

  • Une botte d'asperge vertes
  • 250g de tomates cerises
  • huile d'olive
  • mélange Dukkah
Couper la base des asperges, les éplucher et les plonger 2 minutes dans de l'eau frémissante. 

Bien les égoutter et les étaler dans un plat.

Ajouter les tomates, saupoudrer de mélange d'épices et arroser d'huile d'olive.

Cuire 20 minutes au four préchauffé à 200°.

Je sais qu'il existe une querelle entre les partisans du passage préalable à l'eau et même de l'épluchage, mais j'ai décidé de croire le magazine.

De toute façon, rien n'était perdu car j'ai mis aussi dans l'eau les petits morceaux plus durs que j'avais retirés et en ai profité, une fois les asperges retirées, pour faire un excellent bouillon parfumé qui m'a servi pour cuire le risotto qui accompagnait les légumes. C'est une bonne idée que j'ai empruntée à Ciorane, de La cuisine de quat'sous.


En même temps que les asperges, j'ai mis dans le four des dos de cabillaud surgelés, juste avec de l'huile d'olive et du sel.....et on a eu un plat complet.

Quant au mélange d'épices, il contient entre autres, de la coriandre, du cumin et des noisettes. Je l'ai acheté au magasin Les Epicentriques, près du marché de Wazemmes. C'est une recette orientale, préparée sur place.
Ce magasin est d'ailleurs une mine de bonnes choses!

Voilà, ce long billet est quand même terminé.....j'espère vous avoir donné envie d'aller faire un tour chez sa Majesté...


mardi 22 mai 2018

Retour 1O ans....et même 50 ans en arrière....mais toujours des fraises en mai!

Je m'étais dit que je pourrais profiter de ce mois de mai pour, comme il y a 10 ans, vous raconter un peu mon mai 68 à moi....mais il n'y a pas que les années qui passent, les jours aussi. Si ça continue, on sera déjà en juin et ça ne vaudra plus la peine....

Alors, je vais jouer les paresseuses et vous faire un copier-coller de mon article du 1er mai 2008....

Comme j'ai quand même un peu de fierté, je vais commencer par un petit dessert aux fraises vite fait mais assez regardable pour illustrer mon propos car vous verrez à la fin qu'il y a 10 ans, je soignais un peu moins la mise en scène....



C'est une mousse à la ricotta et aux fraises, très inspirée du blog Un déjeuner de soleil!. N'hésitez pas à cliquer pour aller voir la recette d'origine, encore plus gourmande avec des amaretti et une ricotta de buffala que je n'avais pas en réserve ce jour là....

Ma recette:

  • 200g de ricotta
  • 120g de fraises lavées et équeutées
  • 30g de miel d'acacia
  • le zeste d'un citron jaune non traité
  • 250g de fraises pour la garniture
Passer au mixer la ricotta avec le miel et les fraises coupées en 2. Ajouter le zeste très fin du citron.

Garnir 4 verres, couvrir d'un film et garder au froid environ 2 heures, jusqu'au moment de servir. Il n'y aura alors qu'à répartir des fraises coupées en morceaux par dessus.

Et maintenant: un peu d'histoire....enfin, de petite histoire!




On est en mai et depuis un moment, on n' entend parler que de mai 68.....quelle surprise!......

Alors, moi aussi j' y étais!.......




Non, ne croyez pas à un scoop!....ce n' est pas moi, mais j' aime bien cette photo!.....

En fait, en mai 68, j' allais sur mes 15 ans.....c' était ma 1ère année de lycée, j' étais en seconde donc....et c' était une grande première pour moi: le lycée était mixte depuis environ 2 ans en se regroupant avec le collège de jeunes filles où j' allais........je côtoyais d' autres garçons que mon frère et mes cousins!......

C ' était un collège privé en province, donc les événements ont pris un peu de retard, mais on a fini par être en grève.....je ne sais plus trop si les profs ou les élèves étaient à l' origine de celle ci...

Je me souviens qu' on travaillait encore mais que ceux du lycée public étaient venus crier sous nos fenêtres et que le directeur (pardon, le supérieur...) avait fait fermer les grilles et nous avait interdit de sortir.....mais quelques jours plus tard, on a fini par être dehors aussi!.....

Et il a fait très beau en mai....comme on était dans une ville côtière, c' est la plage qui accueillait les manifs auxquelles j' ai participé.........(sans devoir retirer de pavés....). J' avoue qu' elles s' appelaient plutôt volley sur le sable ou coca en terrasse......

J 'étais l' heureuse propriétaire depuis quelques mois (mes 14 ans) d'un cyclomoteur Cady qui me donnait un peu d' autonomie dans mes transports....




Bel engin non?..le mien était bordeaux......

A l' époque on habitait à environ 12 km de Dunkerque et il me permettait de partir plus tard si je n' avais pas cours à 8 h....pas besoin de me faire conduire par Papa partant travailler ou d' attendre un bus s' arrêtant dans tous les villages.

Mais l' essence a fini par manquer en 68.......et c' est ainsi que, méconnaissant l' état exact de mon réservoir, j' ai fait une dizaine de km à pieds en poussant ma jolie machine!.....c' est quelquefois difficile l' apprentissage de l' indépendance!....

Mais on est en 2008, j' ai une famille à nourrir et mon indépendance actuelle ne m' empêche pas de leur faire des desserts de saison: ce midi, tarte aux fraises




Mais attention, j' ai tout fait moi même...pas de pâte Herta!......

La recette:
  • la pâte: faite au Magimix avec 250 g de farine, 125 g de beurre, 75 g de sucre, 50 g de brésilienne, 1 oeuf: la brésilienne pour donner un petit goût de noisette
  • la crème pâtissière: faite avec 1/2 l de lait, 40 g de Maïzéna, 75 g de sucre et 2 jaunes d'oeuf
  • 500 g de fraises
Je ne vous ferai pas l' affront de vous donner la recette d' une crème pâtissière......

J' ai cuit la pâte environ 20 minutes, y ai étalé la crème, puis disposé les fraises coupées.....



Joli n' est ce pas?.......

Le seul problème, c' est que, voulant faire tout moi même, j' ai étalé la pâte dans mon plat beurré et fariné, sans papier cuisson, pour qu' on ne confonde pas avec une pâte du commerce......

Du coup, le démoulage a été un peu laborieux........

On a donc dégusté une tarte délicieuse, mais un peu....disons......déstructurée.........



En fait, j' aurais du tout présenter dans des verres et on aurait dit que c' était des verrines....non?.....

lundi 14 mai 2018

C'est pas parce que les fraises arrivent qu'il faut oublier les oranges!

Tous les ans, c'est la même histoire: quand je vois arriver les fraises sur les étals, j'ai beaucoup de mal à ne pas me jeter dessus...

C'est grave Docteur?

Avec les années, j'arrive à me réfréner un peu et, si je n'attends pas encore les fraises locales (Eh oui, dans le Nord, on n'est pas toujours gâtés...) je n'achète que des fraises françaises, pas par chauvinisme (enfin, pas seulement...) mais parce qu'elles me semblent moins "forcées"....je me fais peut-être des idées...

Tout ça pour vous dire que j'aime beaucoup les fraises mais qu'il faut bien manger d'autres fruits et qu'on trouve de bonnes oranges....


Elles ne sont pas françaises, je sais....et les dattes non plus...mais le safran du sirop l'est! et de ma région en plus! C'est du Safran de Lille.

Salade d'oranges et dattes aux épices:

  • 4 oranges, plus le jus d'une
  • 6 grosses dattes fraîches
  • 2 c à s de miel d'acacia
  • qq filaments de safran
  • les graines d'une gousse de cardamone
  • 1/é c à c de cannelle en poudre
  •  les graines d'une gousse de vanille
  • 1 pincée de poivre voatsiperifery de Madagascar fraîchement moulu
La veille, préparer le sirop: faire un peu chauffer le jus d'une orange. Ajouter le miel et les épices et laisser infuser toute la nuit.

Environ 2 heures avant de servir, peler les oranges à vif et détacher les suprêmes. Récupérer le jus et le mélanger au sirop. 

Couper les dattes dénoyautées en morceaux.

Répartir tout ça joliment sur une grande assiette et arroser du jus.


Dans la recette, j'ai un peu réduit les quantités de cardamone et poivre par rapport à ce que j'avais utilisé, car MrD a trouvé que j'avais eu la main assez lourde. Moi, ça me plaisait comme ça, mais il vaut peut être mieux commencer léger et augmenter un peu les épices si vous aimez.

Et avec ça, j'ai servi un autre dessert, aux saveurs un peu orientales, dont je vous parlerai plus tard.

Mes vacances en Belgique n'ont peut être pas assouvi mon besoin de soleil.....pourtant il était bien présent!

lundi 7 mai 2018

Quand les asperges prennent la place des moules....

Une tradition familiale voulait que les passages de frontière vers la Belgique soient rapidement suivis de la consommation de moules frites, de bière, de glaces ou/et de gaufres et de promenade digestive en bord de mer.....enfin, je vous parle d’un temps déjà assez lointain....

Nous nous limitons maintenant à la bière et aux frites le plus souvent...

Mais hier, quand la patronne du restaurant où nous avons maintenant nos petites habitudes nous a annoncé qu’il n’y avait pas de moules au menu.....nous avons été pris l’espace d’un instant d’une certaine déception.

Elle avait pourtant raison: son menu du jour comportait plusieurs plats à base d’asperges, autre spécialité locale.....si, si....et comme elle l’a dit, la saison des asperges est courte alors que celle des moules est infinie (les mois en R....c’est fini....)

Alors j’ai commandé.....des croquettes de crevettes....parce que quand même....faut pas rigoler avec les traditions!

Et puis des asperges, on en avait mangé récemment à la maison. Et même qu’elles étaient très bonnes, que je les avais cuisinées différemment de mon habitude et que je vais vous expliquer comment j’ai fait.


Elles étaient vertes, et non pas blanches comme celles du restaurant (fort bonnes au demeurant selon MrD....)

Pour une fois, j'ai dérogé à mon habitude d'asperges à la flamande pour leur donner un petit côté méditerranéen. Et comme je suis moins à l'aise avec les asperges vertes, et encore plus pour les poêler, je me suis inspirée de plein de recettes trouvées ça et là.

J'ai préféré les blanchir brièvement, mais je pense que ce n'est pas du tout obligatoire.

Asperges poêlées, féta et sauce citronnée:

  • Une botte d'asperges vertes
  • un beau morceau de féta
  • huile d'olive
  • quelques filaments de safran
  • un petit morceau de citron confit au sel
  • un citron
  • sel, poivre
Préparer d'abord la sauce, que le safran ait le temps d'infuser et les goûts bien se mélanger.

Dans un petit bol, mélanger de l'huile d'olive, le zeste du citron finement râpé et le petit morceau de citron confit haché finement et un peu de sel. Ajouter du jus du citron, en quantité selon votre goût (on aime plus ou moins l'acidité!) et le safran.

Mettre les asperges 2 minutes dans de l'eau bouillante salée et les rafraichir sous l'eau froide. Bien les égoutter.

Chauffer un peu d'huile dans une grande poêle et y faire cuire les asperges en les retournant plusieurs fois délicatement. La cuisson ne dure que quelques minutes, il vaut mieux tester souvent après les 5 premières: un couteau doit s'enfoncer facilement dans la tige.

Couper la féta en petits morceaux.

Servir les asperges, recouvertes de morceaux de féta, d'un peu de sauce et de poivre fraîchement moulu.

Vous m'en direz des nouvelles!



jeudi 26 avril 2018

Flan bouillu, flan pas foutu....

Peut être que ça vous semblera dater du moyen âge, mais il fut un temps où il n'y avait pas de machines à dosettes pour faire le café.....ni de simple cafetière électrique d'ailleurs.

On préparait le café dans une cafetière, en versant dessus de l'eau qu'on avait fait bouillir....si, si!

Et même, on en préparait une bonne quantité le matin et, selon les lieux et les époques, il attendait toute la journée sur le coin du poêle, ou on en réchauffait quand quelqu'un en voulait une tasse. 

Et c'est là qu'il fallait faire attention, car: café bouillu, café foutu!

Vous avez déjà gouté au café réchauffé un peu trop energiquement? Moi souvent, et c'est vrai que son amertume est alors assez forte.....ça passe avec 3 sucres, mais bon...

Et si je vous raconte ça, c'est parce que cet adage m'est revenu à l'esprit en préparant le flan géant au mascarpone qui m'avait alléchée chez La Médecine passe par la Cuisine. Enfin, c'est plus une crème caramel qu'un flan d'ailleurs.
Elle même s'était inspirée d'une recette de Carole, Alter Gusto, mais sa présentation en "grand format" me convenait mieux ce jour là.



Votre oeil averti aura remarqué que le plat porte une inscription un peu hors sujet....mais, toujours prudente, j'avais pris un plat un peu profond pour le démoulage et c'est celui là qui convenait le mieux....

Mais pourquoi cette histoire de bouillu?

On m'a toujours dit qu'une crème au four ne devait pas bouillir, sinon elle risquait de se "démêler"....de finir en un machin un peu informe, quoi....

C'est je crois la raison du bain marie, mais les fours à chaleur tournante peuvent en principe permettre de s'en passer. La notice de mon four conseillait alors une cuisson à 120°, et j'ai commencé comme ça. Mais après le temps prévu dans la recette, la crème me semblait encore un peu trop liquide et j'ai vérifié: il était indiqué 150°.....alors j'ai tourné le bouton du thermostat et suis partie faire autre chose.
Et ça cuisait à gros bouillons dans le four quand je suis revenue!

Vous verrez sur la dernière photo les bulles qui sont restées sur le côté, et j'ai du refaire un caramel pour la présentation, mais ça n'a en rien gâté le goût du dessert.

La recette:

  • 750ml de lait demi écrémé (ou entier)
  • 4 oeufs
  • 180g de mascarpone 
  • 100g de sucre blond
  • 1 gousse de vanille
  • 3 c à s de sucre en poudre et 3 c à s d'eau pour le caramel
Dans un moule à cake en silicone ou en verre, mettre le sucre et l'eau et, par tranches de 30 secondes, cuire au micro ondes pour obtenir un caramel. Il faut 4 à 5 minutes.
Si on a un moule métallique, faire le caramel à la casserole et le verser dans le moule.
Réserver au froid.

Faire frémir le lait. Y ajouter les graines de vanille et la gousse et laisser infuser au moins 15 minutes.

Battre les oeufs avec le sucre, ajouter le mascarpone préalablement détendu à la fourchette et bien mélanger. Verser doucement le lait tiède en fouettant bien.

Verser dans le moule et cuire à 120° (150°?....voyez selon votre four) pendant 1h30 à 2h.

Laisser quelques heures au froid avant de servir.


Mes quantités d'ingrédients étaient différents de ceux de la recette d'origine. Mais il ne me restait pas un pot entier de mascarpone, alors j'ai fait quelques règles de 3 pour adapter...

Pour servir, comme le caramel me semblait un peu maigrelet, j'en ai refabriqué au micro ondes, et versé par dessus après démoulage. Mais méfiez vous, le caramel tiède sur une crème froide, ça fige vite.....

vendredi 20 avril 2018

Légumes de fin de saison pour un concours

Dans les débuts du blog, je participais à pas mal de concours sympathiques où il n'y avait pas grand chose à gagner, sauf le plaisir de participer.

Enfin si, une fois j'ai gagné....c'était en 2009 et c'était le concours de la photo la plus moche.....

Sinon, seuls les plus anciens blogueurs se souviennent peut être du Muffin Monday, ou du KKVKVK.....

Ils existent peut être encore quelque part, mais j'avoue avoir perdu le fil.....

Il y a encore des concours que je vois passer et auxquels je me dis que je participerai....et puis le temps passe je ne sais pas trop comment et la date limite est largement dépassée quand je m'en souviens.

Cette fois pourtant, je crois être encore dans les temps....


Le thème en est: les tartes salées ou sucrées. Comme j'en fais quasiment toutes les semaines, surtout salées, ça ne devait pas me poser de problème!

Celle ci est aux endives. C'est un peu la fin de leur saison mais en attendant les vrais légumes d'été c'est une bonne solution si je veux cuisiner local.

La pâte est locale aussi, celle de la flamiche, une pâte briochée vite faite qui va avec tout....

Le fromage qui garnit le tout est du St Agur.....pourquoi?....parce que j'en avais dans le frigo....il ne faut pas toujours chercher des explications compliquées au pourquoi du comment....ceci pour dire que si vous avez un autre fromage sous la main, n'hésitez pas!

La recette:

  • 150g de farine
  • 1 oeuf
  • 1/2 sachet de levure sèche de boulanger
  • 15cl de lait
  • 1 pincée de sel
  • 1 pincée de sucre
  • 40g d'huile d'olive
  • 1kg d'endives
  • une c à s de vergeoise
  • 1 à 2 c à s de vinaigre de cidre
  • sel, poivre
  • huile d'olive et une noisette de beurre (clarifié si vous avez)
  • 150g de St Agur
Dans un saladier, mélanger la farine, le sucre et le sel.

Faire un puits et y ajouter l'oeuf et le lait, mélanger puis ajouter l'huile. Mélanger jusqu'à obtenir une pâte homogène. Elle est très souple mais c'est normal.

La verser dans un plat à tarte beurrée et farinée. Couvrir et laisser lever au moins une heure.

Nettoyer les endives, les couper dans la longueur et les faire revenir dans une poêle, à feu assez vif, avec de l'huile et du beurre.

Saupoudrer de vergeoise et d'une c à s de vinaigre, saler et cuire encore, à feu plus doux. Les endives doivent compoter. On peut rajouter du vinaigre en cours de cuisson si elles vous semblent trop fades. 
Poivrer.

Répartir les endives sur la pâte, puis le fromage coupé en morceaux et cuire au four à 190°-200° pendant 25 à 30 minutes.


Mais je m'aperçois que je ne vous ai pas mentionné le concours!



Allez voir!.....au cas où je ne me suis pas encore trompée sur la date, vous pourrez participer ou trouver des idées.

vendredi 13 avril 2018

Mon gâteau de Pâques, même si Pâques est passé.....

Oui, je suis en retard....ou en avance pour l'année prochaine. Je vais vous proposer la recette du gâteau que j'ai fait pour Pâques.

Mais tout est une question de décoration.....


Là, il n'y a pas de question à se poser....même si les oeufs et les cloches ont été déposés un peu à la va-vite (j'étais très en retard dans mon planning...) on voit tout de suite de quelle fête il est question....

Mais imaginez la même chose avec un père Noël.....ou des bougies.....et le même gâteau sera tout à fait d'actualité!

Puisque je parle de décoration, autant avouer tout de suite qu'elle n'est pas du tout celle que je prévoyais. Je pensais plutôt à des nids artistiquement façonnés à la poche à douille et garnis de petits oeufs en chocolat....vous voyez?.....mais un conseil: réfléchissez bien à quelle douille vous allez utiliser.

J'avais mis une jolie douille cannelée, qui ferait certainement de très jolis tourbillons de crème, avant de remplir ma poche.

Mais vous verrez dans la recette que la crème contient des noisettes.....et qu'une douille, ça se bouche très facilement....alors après pas mal de temps passé à essayer quand même, j'ai fini par couper le bout de la poche, mis des gros boudins de crème sur le gâteau et étalé ceux ci avec une spatule avant de jeter les décorations au chocolat bien vite car mes invités sonnaient déjà....

La recette: La majorité se fait la veille, la déco le jour même.

  • 4 oeufs
  • 90g de farine T65 ou 55
  • 30g de cacao non sucré
  • 120g de sucre roux blond
  • 1/2 c à c de levure chimique
  • 400g de purée de poires non sucrée (petits pots trouvés en Biocoop)
  • 20cl de crème liquide entière
  • 1 grosse c à s de mascarpone
  • 30g de sucre glace
  • 3 feuilles de gélatine
  • 4 poires pas trop mûres
  • un peu de beurre
  • un peu de sucre en poudre
  • 20cl de crème liquide
  • 1 c à s de mascarpone
  • 3 c à s de brésilienne. (je vous expliquerai ensuite si vous ne connaissez pas)
Dans le bol d'un robot, casser les oeufs et commencer à battre avec le fouet. Ajouter le sucre en 3 fois, en battant toujours puis battre encore au moins 10 minutes, pour avoir une mousse qui fait le ruban quand on relève le fouet.

Tamiser le cacao, la farine et la levure et les ajouter un peu à la fois en mélangeant avec précaution pour conserver le plus de volume possible.

Verser dans un moule, beurré si nécessaire, de 20 à 22 cm de diamètre et cuire 25 à 30 minutes au four à 170° (chaleur tournante). Les bords doivent se détacher un peu, la surface rester souple et une brochette ressortir sèche.

Laisser refroidir un peu puis démouler sur une grille. On peut le préparer à l'avance et le garder bien emballé dans un film pendant 1 jours ou 2....ou 3 je pense.

Eplucher les poires et les couper en petits morceaux. Les mettre dans une poêle avec un peu de beurre, saupoudrer de sucre et laisser dorer en remuant de temps en temps. Réserver.

Mélanger la crème et le mascarpone dans le bol du robot. Commencer à fouetter doucement, ajouter le sucre et battre plus vite jusqu'à monter en chantilly. Réserver au froid.

Laisser la gélatine tremper une dizaine de minutes dans de l'eau froide.

Chauffer un peu de purée de poire et y dissoudre la gélatine bien essorée. Ajouter progressivement le reste de purée, puis la crème, en mélangeant précautionneusement.

Couper le gâteau en 2 dans le sens de l'épaisseur.

Mettre la partie inférieure dans un cercle à pâtisserie garni d'un rhodoïd. 

Répartir les morceaux de poire puis la purée à la crème. Saupoudrer d'un peu de brésilienne puis poser l'autre moitié du gâteau.

Garder au froid jusqu'au lendemain.

Décercler alors le gâteau sur un plat.

Faire une chantilly mascarpone comme la veille et y ajouter 2 à 3 c à s de brésilienne. Mélanger avec précaution et verser dans une poche munie d'une douille.

Décorer à votre idée



Maintenant, qu'est ce que la brésilienne?

Ce sont des noisettes torréfiées et caramélisées, broyées. J'achète ça en Belgique, en grande surface mais je présume que ça peut se fabriquer à la maison.

J'en avais déjà parlé sur le blog il y a longtemps, au début de celui ci.....car j'avais essayé de reproduire le flan brésilien qu'on trouve en Belgique....je dis bien essayé......

Somme toutes, ce gâteau n'est pas très sucré....et si vous zappez la grosse couche de crème du dessus, on peut dire qu'il est sage......alors n'hésitez pas, il terminera très bien un repas de fête...quelle qu'elle soit.

lundi 9 avril 2018

Et les restes de restes?.....

Dans le dernier article, il s'agissait en partie d'utiliser un reste de gigot.

Mais comme j'ai toujours la main un peu lourde sur les quantités il en est resté.....et il fallait quand même penser à améliorer un peu l'ordinaire en ajoutant un petit quelque chose....enfin, même 2....


Vous avez donc ici, en complément du plat de la semaine dernière, quelques tomates rôties au four et un bol de labneh à la menthe...

Le labneh, j'en avais déjà présenté ici, mais pour vous faciliter les choses je vous note à nouveau la recette:

Labneh en version salée:

  • 2 yaourts (si possible au lait entier)
  • quelques feuilles de menthe
  • sel, poivre
  • huile d'olive
Préparer une passoire fine recouverte d'une compresse....poser sur un bol et y verser les yaourts.

Garder environ 24 heures au froid, en retirant si nécessaire le petit lait qui s'écoule dans le bol pour éviter que le yaourt baigne dedans.

Reprendre la compresse garnie du labneh et le mettre dans un bol. Ajouter un peu de sel et de poivre ainsi que des feuilles de menthe ciselées.

Verser un filet d'huile d'olive sur le dessus et garder au froid en attendant de le servir.



Pour vous rappeler un peu ce que j'avais déjà fait: vous avez ici la version sucrée avec un filet de miel et des pistaches grillées....pas mal non plus, non?

Quant aux tomates, vous aurez ici plusieurs méthodes que j'utilise selon mon humeur et le temps dont je dispose.
Cette fois, je m'y suis prise un peu tard et il n'était pas question de nous faire déjeuner à 15 heures en attendant que le four fasse son boulot à basse température....

Alors j'ai juste mis dans un plat les tomates cocktail, ajouté un peu de sel, thym et romarin puis arrosé le tout d'un peu d'huile d'olive. Un petit mélange de tout ça avec les mains pendant que le four chauffe et c'est parti pour 10 minutes à 200° puis 20 minutes à 150°.

Bon, vous surveillez un peu quand même, hein?....

Voilà, il n'y a plus qu'à réchauffer le reste de riz, lentilles et agneau et le repas est prêt......

jeudi 5 avril 2018

Je risque de fâcher des gens mais.....

C'est en lisant un des récents articles de Papille et pupilles que j'ai trouvé mon titre.

Elle parle, entre autres sujets intéressants, des gens qui se croient investis d'une mission: celle de faire passer sur les réseaux sociaux leur opinion pour une vérité et vont jusqu'à insulter ceux qui ne pensent pas comme eux.

Je risque donc dans cet article de me mettre à dos certains d'entre eux s'ils arrivent par ici.

Allez, je vais tout avouer tout de suite, ça nous fera gagner du temps:

J'ai transformé une recette végétarienne en recette carnée!.....

Enfin, j'y ai ajouté un reste de viande....ouf! je vais être peut être pardonnée par les zérodéchets..... 



Et en plus, j'ai adapté une recette traditionnelle, et, circonstance aggravante, j'ai pris la recette chez une autre blogueuse.....

Non, pour le dernier point, je vais être pardonnée tout de suite car je vais vous dire où je me suis inspirée: chez Petite cuiller et Charentaises.

C'est au départ un Mujjadara, ou riz aux lentilles, d'origine syrienne ou libanaise.

Comme j'avais vu grand dans l'achat du gigot de Pâques, il fallait que j'en utilise les restes (j'ai aussi tendance à être moi même zérodéchet....) et comme j'ai un joli pot de menthe toute fraîche, il m'a semblé pouvoir s'associer avec tout ça....

La recette:

  • 150g de lentilles vertes
  • 150g de riz semi complet
  • 3 gros oignons
  • huile d'olive
  • sel, poivre
  • 1/2 c à c de: cannelle, coriandre et curcuma (ou même un peu plus...)
  • Un beau morceau d'agneau cuit
  • 3 gousses d'ail
  • 1 oignon
  • Quelques feuilles de menthe
Emincer les oignons.

En faire revenir 3 dans une poêle avec de l'huile d'olive, à feu vif, jusqu'à ce qu'ils soient bien dorés et tendres.

Faire cuire les lentilles dans 3 fois leur volume d'eau non salée, pendant 20 minutes. Ajouter alors le riz et cuire encore 10 minutes. Il ne doit rester que peu d'eau, l'égoutter.

Pendant ce temps, hacher la viande avec le dernier oignon et l'ail, sel et poivre. Faire des boulettes et les faire dorer dans une poêle avec de l'huile d'olive. Réserver.

Dans la 1ère poêle, laisser la moitié des oignons, ajouter les épices, chauffer quelques minutes à feu vif puis ajouter le mélange riz et lentilles. Cuire quelques minutes en remuant.

Ajouter la viande, en cassant un peu les boulettes, le reste des oignons et ciseler les feuilles de menthe avant de servir.



Parfumé à souhait!

On peut le servir avec du labneh: vous trouverez la recette sur le blog en version sucrée. Il n'y a qu'à l'adapter.....je crois que j'en referai pour servir le reste du plat demain....eh oui, les restes de restes ça ne me fait pas peur!

Voilà, une version carnée donc, mais qui doit être tout à fait délicieuse en version végétarienne.....je ne suis pas sectaire.....