lundi 20 février 2017

Au niveau écologie on n'a pas forcément tout bon.....mais on fait des efforts!

De plus en plus, on essaye de manger local, de ne pas trop gaspiller, de faire moins d'ordures....enfin, vous voyez quoi, on essaye de sauver la planète!

Samedi, j'étais fière de moi: viande et légumes locaux au frigo, achat de café bio et équitable au supermarché...et même signature d'une pétition pour que le magasin évite de vendre des oeufs de poules élevées en batterie....et la SNCF m'avait envoyé un mail pour me dire que je n'avais émis avec eux que 27kg de CO2 alors que la moyenne française est de 598kg.

Et puis paf! la faute: les bananes et les clémentines étaient bien bio mais emballées .

Bon, on aura quand même fait un effort, non?

Alors, pour compenser un peu j'ai essayé de me rattraper pour mon déjeuner de dimanche.


Vu comme ça, ce n'est peut être pas évident....mais tous les ingrédients sont d'origine locale, sauf la moutarde de la sauce....et le sel...

C'est un rôti de porc cuit au bouillon, avec une purée de pommes de terre et des carottes blanches et tout a été acheté par La ruche qui dit oui ou le Biocabas.

La sauce était une interprétation de plusieurs recettes vues sur le net. Le rôti de porc a été cuit selon les bons conseils de Marie Chioca dans son livre "Je mange sain et bio même au boulot". Je vous donne sa recette mais si vous allez jusqu'au bout de l'article, vous aurez ma version écolo.

Rôti de porc cuit dans un bouillon et sauce moutarde:


  • 1 rôti de porc d'un kg environ
  • 3 feuilles de laurier
  • 2 brins de thym
  • 1 oignon piqué d'un clou de girofle
  • 1 carotte
  • 1 branche de céleri
  • 2l d'eau
  • 2 c à s de vinaigre de cidre
  • 30g de gros sel
Pour la sauce:
  • 3 échalotes
  • 1 verre de vin blanc
  • 2 belles c à s de crème fraîche
  • 1 c à s de fécule de maïs
  • sel, poivre
  • 2 belles c à s de moutarde à l'ancienne
La veille, mettre les ingrédients du bouillon et la viande dans une cocotte, porter à ébullition puis laisser cuire 1 heure.
Laisser refroidir dans le bouillon jusqu'au lendemain.

Le jour même, éplucher et émincer les échalotes et les mettre dans une casserole avec le vin blanc. Laisser cuire jusqu'à ce que presque tout le vin soit évaporé.

Ajouter la crème et la moutarde hors du feu, bien mélanger puis ajouter 1 ou 2 louches de bouillon et la fécule (délayée dans un peu de bouillon) et remettre à chauffer en remuant jusqu'à épaississement.

Chauffer le porc dans le bouillon et le servir nappé de la sauce


Vous avez là la version "maison". Pour la version "boulot", Marie Chioca vous donne dans son livre de très bonnes idées pour l'utiliser à la place du jambon. Cette méthode de cuisson rend le porc bien tendre et évite tous les additifs qu'on trouve souvent dans le jambon....

Et cerise sur le gâteau, ce plat a utilisé à la place de ce qui était recommandé dans la recette une poignée de ce que j'ai au congélateur: des épluchures!

Oui, oui.....j'avoue tout je collectionne les épluchures. J'ai vu ça sur facebook et ça m'a semblé une bonne idée. Bien sur, ce n'est faisable qu'avec des légumes bio et bien lavés, mais j'ai conservé pendant plusieurs jours, en garnissant au fur et à mesure un sac de congélation, les épluchures de mes légumes: carottes, poireaux, navets....jusqu'à ce que le sac soit plein. 

En principe, on pouvait mettre aussi les épluchures d'oignons mais ça m'inspirait moins...et c'est un oignon frais qui a garni mon bouillon.

Pour ce qui reste dans le sac, il est prévu de faire un bouillon en cuisant le tout dans une marmite d'eau pendant 30 minutes puis en passant le tout avant de congeler des portions pour d'autres cuisson ultérieures.

Et je vais mettre en route un autre sac.

vendredi 17 février 2017

Presque la fin!

Ma mémoire n'est sans doute plus ce qu'elle était, mais il me semblait bien avoir déjà rédigé un article un peu sur ce thème là. Il s'appelait:"Dépêchez vous, c'est la fin!" et il parlait, comme va le faire celui ci, de clémentines.

Pourtant, il a été écrit au mois d'avril, j'ai donc encore sans doute quelques semaines devant moi. J'avais l'impression que la saison se terminait car j'en ai acheté des immangeables, acides tout en étant fades, je ne sais pas si vous voyez...

Depuis, j'en ai retrouvé de fort comestibles, mais je me dépêche quand même de vous montrer comment je les ai utilisées avant que vous n'en trouviez plus.

En fait, c'est une recette que j'ai trouvée sur le net, sur le blog "Gourmandises sans frontières" et c'est un gâteau tout moelleux. Pour ceux qui préfèrent ou n'ont pas le choix, il est sans gluten.


Gateau à la polenta et à la clémentine:

  • 50g de polenta
  • 50g de farine de maïs
  • 100g de poudre d'amandes
  • 100g de beurre
  • 2 oeufs
  • 1 orange non traitée
  • 500g de clémentines
  • 100g de sucre de canne
  • 1 c à c de bicarbonate
  • 50g de sucre pour le sirop
  • Grand Marnier
Zester l'orange et en extraire le jus. Presser une clémentine.

Passer la poudre d'amandes au four sur une plaque, 10mn à 160° pour la torréfier.

Fondre le beurre et le laisser un peu refroidir.

Battre les oeufs avec le sucre de canne. Ajouter la polenta, puis la farine de maïs, puis la poudre d'amandes en mélangeant bien à chaque fois. Ajouter les jus et le zeste, bien mélanger encore. Ajouter le bicarbonate puis le beurre fondu et mélanger pour obtenir une pâte homogène.

Verser dans un moule légèrement beurré et cuire au four environ 20 minutes à 180°. Le gâteau est cuit quand une brochette piquée dedans en ressort sèche.

Pendant ce temps, préparer le sirop. Presser les autres clémentines et les mettre dans une casserole avec le sucre en poudre. Porter à ébullition pour obtenir un sirop et ajouter environ 1 petit verre à liqueur de Grand Marnier.

Sortir le gâteau cuit du four, y faire des trous avec une fourchette et l'arroser avec la moitié du sirop. Le laisser refroidir dans le plat et ajouter le reste du sirop.


Jolie texture, non? et bien parfumé!

Avant que la clémentine ne quitte la liste des fruits de saison, je m'en vais proposer cette recette à Gut, pour sa page "Cuisinons de saison". Vous n'aurez qu'à cliquer sur le logo ci-dessous et vous trouverez plein de bonnes idées pour utiliser les fruits et légumes de saison.


Pour ma part, je m'en vais quand même jeter un coup d'oeil sur mes recettes "à publier" avant qu'elles ne passent tout à fait de saison!

mardi 14 février 2017

Dessert à déguster à 2 avec des bulles.....ou en famille

Vous avez des desserts qui ne se conçoivent qu'avec une grande famille....par exemple, une tarte aux pommes "king size"...

Et puis vous avez des desserts qui peuvent se décliner aussi bien en tête à tête avec votre chéri ou chérie que le dimanche midi avec les enfants et petits enfants....tout est dans la présentation et les proportions...

Comme c'est aujourd'hui la St Valentin, et que les Champagnes de vignerons m'ont gentiment offert une bouteille de champagne rosé pour fêter ça, je vous propose un petit dessert qu'une flûte accompagnera volontiers et qui rendra festif votre fin de repas.


C'est une petite pavlova aux clémentines....elle est mignonne dans son petit coeur, non?

Maintenant, pour 2 ça va être un peu juste.....même si c'est joli en photo. Je vais donc vous donner ma recette pour fabriquer 6 pavlovas.....

Avant ça, il vous faudra faire du curd de clémentines. Et pour qu'il soit bien froid, ce sera mieux de vous y prendre un peu à l'avance. Pour ma part, je l'ai fait la veille, en m'inspirant d'une recette d'orange curd, trouvée sur le blog "Il était une fois la pâtisserie".

Les meringues aussi, vous pourrez les faire la veille.

La recette:

Le curd de clémentines:

  • 3 jaunes d'oeuf
  • 80g de sucre en poudres
  • 20g de fécule de maïs
  • 25cl de jus de clémentines
  • 40g de beurre coupé en morceaux
Battre les jaunes avec le sucre jusqu'à blanchir le mélange, ajouter la fécule et fouetter à nouveau.
Ajouter le jus en mélangeant bien puis verser dans une casserole et chauffer, toujours en remuant, jusqu'à ce que la préparation épaississe, soit environ 5 minutes.
Hors du feu, ajouter progressivement les morceaux de beurre.
Verser dans un récipient, filmer au contact et réserver.

La meringue:
  • 3 blancs d'oeuf
  • 180g de sucre en poudre
  • 1 pincée de sel
  • quelques gouttes de jus de citron
  • 1 c à s de fécule de maïs
Battre les blancs d'oeuf avec le sel et le jus de citron. Quand ils commencent à bien monter, ajouter le sucre mélangé à la fécule, en 3 fois et battre jusqu'à ce que le mélange soit bien ferme et fasse "le bec d'oiseau" au bout du fouet.
Sur une plaque recouverte d'un papier cuisson, former à la poche 6 nids, avec des bords un peu plus hauts que le centre.
Cuire environ 1 heure au four à 100° puis éteindre et laisser refroidir dans le four.
Les sortir et les réserver. Elles peuvent garder dans une boite.

La garniture:
  • 6 clémentines
  • 20cl de crème entière liquide bien froide
  • 100g de mascarpone bien froid
  • 30g de sucre en poudre (le mien était parfumé à la cannelle et l'orange car conservé avec un bâton de cannelle et de l'orange confite....mais c'est bien avec du sucre normal!)
Mélanger la crème et le mascarpone et battre au fouet (ou au batteur électrique).  Commencer doucement, ajouter le sucre puis battre à vitesse rapide jusqu'à ce que la chantilly se forme.
Eplucher les clémentines à vif et retirer les quartiers sans la peau. Réserver.

La montage:

Dans chaque nid de meringue mettre un peu de curd, puis un peu de crème , quelques quartiers de clémentine et décorer avec de la chantilly.


Vous avez là un échantillon de la version familiale....

Encore un coup d'oeil sur la version  St Valentin?


Un champagne rosé, c'est idéal pour une occasion comme celle ci! 

A la maison, on le boit surtout en apéritif, mais avec un dessert c'est aussi parfait et si vous voulez plein de conseils n'hésitez pas à aller sur le site des Champagnes de vignerons, vous saurez tout!

Ce champagne là m'a été offert.


samedi 11 février 2017

Histoire de harengs....

Dans mon dernier article, la salade accompagnait un plat à base de harengs....

On aime ou on n'aime pas, mais quand on est une fille du bord de la mer du Nord, on a plutôt tendance à aimer....moi j'aime. Enfin, surtout le hareng fumé, parce que le hareng bouilli, je ne suis pas certaine que j'aurais beaucoup apprécié....en plus c'est plein d'arêtes...



Comme ça, c'est un peu plus tentant, non?

C'est un gratin de pommes de terre et harengs fumés, inspiré d'une recette scandinave, que j'avais déjà présentée ici en 2009.

La recette:

  • 4 filets de harengs fumés doux
  • 8 pommes de terre
  • 2 oignons
  • 20 cl de crème fraîche semi épaisse
  • 20cl de kéfir, ou lait fermenté
  • cannelle, 4 épices, sel, poivre
  • chapelure
  • un peu de beurre
  • un peu d'huile
Eplucher les oignons, les émincer et les faire revenir dans un peu d'huile. Ils doivent blondir.

Pendant ce temps, éplucher les pommes de terre et les râper avec une râpe à gros trous.

Couper les harengs en morceaux pas trop gros.

Mélanger les pommes de terre, les oignons et les harengs avec la crème et le kéfir. Ajouter les épices, environ 1/2 c à c de chaque, et le poivre. Saler un peu.

Verser le tout dans un plat légèrement huilé. Recouvrir de chapelure et répartir des noisettes de beurre à la surface.

Cuire environ 45 minutes à 180°.



Dunkerque, ma ville natale, a été pendant longtemps un haut lieu de la pêche aux harengs, avant de se tourner plus vers la pêche en Islande, surtout pour la morue. 

Je pense d'ailleurs que cette photo de 1910, trouvée dans des vieux albums familiaux, montre plus le travail de la morue. 

En cette période de fin d'hiver, les pêcheurs se préparaient à partir pour 6 mois, et faisaient la fête pour oublier qu'ils n'en reviendraient peut être pas:


"Depuis trois jours, t'es déguisé, t'es maquillé et t'as picolé
Te v'là à c't'heure, su'l'point d'parti'
Cap sur l'islande
Mort aux flétans !

Tu vas laisser, femmes et enfants,
Et p't'ête mourrir, là bas su'les bancs
Pou'des morues ou des z'harengs
Va ! dans la bande, pense qu'au présent"

Cette chanson du carnaval s'appelle Putain d'Islande. Elle est assez récente en fait, raconte cette histoire....et si vous voulez l'entendre, je vous mets un petit film...


L'orchestre qui a écrit les paroles et joue s'appelle les Prout....tout un programme!

J'avoue que ces images et cette musique me donnent envie de me maquiller et mettre une perruque....quand on est né à Dunkerque, on a du mal à résister....et contrairement à ce qui est écrit sur les premières images du film, on est plus flamands que chti....mais bon, on ne va pas chipoter!

mercredi 8 février 2017

Red meat.....2ème leçon d'anglais

La première leçon d'anglais c'était dimanche dernier. Si vous avez eu la curiosité de cliquer à la fin sur la traduction Google des recettes de Jamie Oliver, vous avez pu admirer comme était belle et poétique une traduction en ligne.....un peu surréaliste même parfois.

Pour "red meat" vous allez me dire que vous n'avez pas forcément besoin de cet outil et que vos souvenirs de collège ou de lycée vous permettent encore de traduire: viande rouge.....ça semble évident!

Et vous vous attendez donc à une recette de rôti saignant.....

Pourtant, c'est de ça qu'il s'agit:




De l'extérieur on dirait une espèce de navet un peu verdâtre.....et quand on le coupe on a la bonne surprise de découvrir cette jolie couleur.

Ce sont de gros radis, au goût intermédiaire entre le radis rose et le radis noir....et c'est grâce au Biocabas que j'ai fait leur connaissance.....

Question cuisine: 2 options, cuit ou cru.


Crus d'abord. Ils ont été épluchés puis tranchés finement au mixer (vous pouvez le faire à la mandoline) et associés à des pommes et de la mâche. Une petite vinaigrette bien relevée à la moutarde et ça vous fait un accompagnement idéal.....

Accompagnement de quoi?

Ici, c'est un gratin de pommes de terre aux harengs fumés. En cliquant vous en trouverez une recette, mais je vais bientôt vous la présenter à nouveau, un peu modifiée...



Cuit maintenant....j'admets tout à fait que la lumière et la couleur sont peu encourageantes...mais c'était le soir, et de toute façon en cuisant, la couleur des radis devient moins vive.

Ils ont aussi été taillés en fines tranches après épluchage et revenus à la poêle avec un peu d'huile d'olive. Après 5 minutes, j'ai mis un peu de vinaigre de cidre et de miel puis ai terminé de les cuire.

Ils doivent être plus tendres mais encore fermes.

Après, on sale, on poivre et on mange. C'était avec des magrets de canard cette fois.

Voilà, la leçon est terminée....je ne sais pas si vous y avez appris beaucoup d'anglais, mais sans doute pris des idées si vous tombez sur ce légume!