lundi 11 juillet 2016

Possesseurs de framboisiers....heureux vous êtes!

Si vous suivez un peu ce blog, vous devez déjà savoir que je suis atteinte d'une sévère addiction aux fraises. 

Mais je ne m'en inquiète pas: Mamina et Dr Chocolatine sont aussi atteintes de cette fraisite et s'en sortent très bien!

Mais il y a d'autres fruits rouges pour lesquels je ferais facilement des folies: les framboises. Malheureusement, je n'en ai pas dans le jardin, fort petit, et je me ruinerais facilement en barquettes de cet objet de convoitise.....en avaler une (ou deux) à moi toute seule toute seule ne me fait pas du tout peur, et c'est le seul ingrédient pour lequel je fais de grosses entorses à la règle que j'ai essayé de me fixer: manger des fruits et légumes de saison, et le plus locaux possibles....

Mais on a tous ses faiblesses!

Pour me faire pardonner, je vous propose une petite recette associant mes 2 objets de désir à une plante que j'ai à profusion dans le jardin: la verveine.....ça fera une moyenne question distance de production, non?




Panacotta à la ricotta, verveine, fraises et framboises:


  • 40cl de crème liquide
  • 250g de ricotta
  • 125g de chocolat blanc
  • 2 feuilles de gélatine
  • 2 belles branches de verveine
  • Fraises, framboises ( pour la quantité:ça c'est vous qui voyez....)
  • Sirop verveine: même poids d’eau et de sucre et 2 belles branches de verveine


Faire frémir la crème, y mettre la verveine et laisser infuser jusqu'à ce que le mélange soit presque froid. Retirer la verveine et faire à nouveau chauffer la crème.

Faire tremper la gélatine dans de l’eau froide.

Verser en 3 fois le chocolat blanc dans la crème en mélangeant bien à chaque fois. Ajouter la gélatine essorée et mélanger à nouveau. 
Verser dans un saladier froid et ajouter la ricotta en plusieurs fois. Bien mélanger puis fouetter un peu pour alléger le mélange.

Repartir dans 6 verres.

Laisser au froid au moins 2 heures.

Dans une casserole, amener à ébullition de l’eau et le même poids de sucre. Cuire jusqu’à consistance d’un sirop et ajouter la verveine. Laisser infuser puis retirer la verveine.

Couper les fraises en morceaux. Les mélanger avec les framboises et le sirop refroidi et laisser au moins 1 heure au froid.


Au moment de servir, répartir les fruits sur les panacottas 




Et voilà!

Et les abricots, vous en pensez quoi?.......parce que moi, pour tout vous avouer.....


mardi 5 juillet 2016

Foot, bière et grignotage....

D'accord, je suis loin d'être accro au foot, mais je me suis surprise moi même en regardant dimanche un match en entier. Si, si....en entier, pas en zappant pour venir voir de temps en temps où ça en était.

Est ce parce que notre bonne ville de Lille a accueilli quelques matchs ces dernière semaines? ou suis je en train de devenir supporter?

Non, j'en suis bien loin encore! Mais j'avoue que cette ambiance laisse quelques traces. Bon, on oublie bien vite les débordements des anglais et des russes. Mais les irlandais puis les belges ont su donner à la ville un air festif et joyeux, malgré la météo assez pourrie....


Ils ne manquaient pas d'enthousiasme!

Bon, personnellement je préfère boire la bière qu'en arroser la ville, et je ne commence pas dès le matin à m'en abreuver. Et c'est vrai que traverser la Place de la gare en ayant les semelles qui collent au sol (c'est sucré la bière...) et en shootant dans des gobelets n'est pas mon passe temps favori. Mais bon, les services de nettoyage ont été très efficaces et je ne pense pas qu'il y ait eu de dégradation.

Pour participer à ma manière, je vous propose une petite recette qui peut se préparer rapidement dans l'après midi précédant le match, se déguster en regardant la télé et s'arroser d'un demi bien frais:



Un feuilleté au jambon, moutarde et cheddar.

C'est sur le net que j'ai vu plusieurs exemples de ce feuilletage et pour ma part, j'ai pris mon inspiration chez Cooking Julia:

La recette:


  • 1 pâte feuilletée ronde
  • 1 belle c à s de moutarde à l'ancienne
  • 3 tranches de jambon
  • 1 beau morceau de cheddar
  • Un peu de lait 
Couper le jambon en morceaux. Râper le cheddar.

Mettre la pâte sur une plaque recouverte d'un papier cuisson, et faire des entailles de chaque côté, en laissant le centre intact:



Tartiner le centre de moutarde.

Mettre les morceaux de jambon par dessus, puis le fromage râpé.

Rabattre les bandes de pâte en les croisant, en essayant de laisser le moins de jour possible entre elles.

Badigeonner d'un peu de lait au pinceau.

Cuire environ 30 minutes au four à 200°.

Vous pouvez tout préparer à l'avance et cuire juste avant le match pour avoir des morceaux encore chauds: le fromage coule un peu mais c'est meilleur.

Si vous avez dans l'assistance des inconditionnels de la pizza, soit vous les laisser commander la leur, soit, si vous êtes très gentil, vous pouvez remplacer la farce au jambon par quelque chose de tomaté qui leur rappellera leur plat favori!

lundi 27 juin 2016

Restons quand même bons amis!

Il semblerait donc qu'une majorité de nos amis britanniques soient décidés à ce que leur île ne soit plus reliée à l'Europe que par la mer, et un tunnel accessoirement.

Comme je ne suis ni analyste politique ni expert en économie, je me garderai bien de tirer des conclusions savantes.

Je sais juste que, même si je dois obtenir un visa, je continuerai à aller leur rendre visite et que nos échanges commerciaux, scones et thé d'un côté, contre vin rouge et camembert de l'autre ne pourront pas disparaitre. Sans parler de la bière dont certains supporters de foot ont fait une ample consommation à Lille il y a peu, c'est qu'ils la trouvent bonne notre french beer, non? La belge aussi d'ailleurs.

Alors je vous propose une petite merveille de gourmandise, trouvée chez Becky et Liz, blog de cuisine anglaise, des Chelsea buns:



Sur le blog, vous aurez même leur histoire, et les variantes possibles. 

La recette:

Pour la pâte:

  • 500g de farine T65
  • 1 c à c de sel
  • 15g de sucre en poudre
  • 7g de levure boulangère sèche
  • 300ml de lait
  • 1 oeuf
  • 40g de beurre
Pour le "filling"
  • 25g de beurre ramolli
  • zeste d'une orange non traitée
  • 75g de vergeoise brune
  • 2 c à c de cannelle en poudre
  • 150g de raisins secs
  • 150g d'abricots secs, coupés en petits morceaux
Pour le "topping":
  • marmelade d'orange
(sur la recette d'origine, il y a un glaçage: allez voir.....)

Dans le bol du robot, mélanger la farine, le sucre et le sel.

Faire un puits au centre et y mettre la levure.

Chauffer doucement le lait et le beurre jusqu'à ce que celui ci fonde, puis verser dans le bol, ainsi qu'un oeuf légèrement battu. Mélanger jusqu'à obtenir une pâte homogène.

Pétrir ensuite 5 à 10 minutes jusqu'à ce que la pâte soit élastique.

Couvrir et laisser gonfler environ 1 heure dans un endroit tiède.

La reprendre alors sur un plan fariné, puis la dégazer et l'étaler en un rectangle d'environ 30cm sur 20cm.

Le badigeonner de beurre sur toute la surface, puis ajouter les zestes d'orange, la vergeoise, la cannelle et les fruits secs.

Rouler doucement la pâte sur elle même dans le sens de la longueur, puis trancher le rouleau en 10 à 12 morceaux égaux.

Répartir ceux ci sur une plaque ou un grand moule tapissé de papier cuisson, en les espaçant d'un cm. Couvrir d'un torchon et laisser gonfler 1 heure.

Cuire à four préchauffé à 190° pendant 20 à 25 minutes.

A la sortie du four, délayer de la marmelade d'orange avec un tout petit peu d'eau et en badigeonner au pinceau la surface des buns. Laisser refroidir.

 

Très sales à manger, mais délicieux! On les sépare à la main, en essayant de ne pas trop attraper de morceau de celui d'à côté, du moins en espérant que ce ne soit pas trop visible, et on mord dedans entre 2 gorgées d'un thé au lait sucré, d'une marque admise à la table de Sa Majesté.....

Si on les déguste chez une old lady, on s'essuiera ensuite discrètement les doigts dans une serviette brodée, et si on est chez soi, on a le droit de les lécher....


jeudi 23 juin 2016

Retour de stage...et cuisine un peu hot

Il y a quelques semaines, Fils N°2 est allé faire le dernier stage de ses études à la Réunion. Je sais, c'est dur! 
Mais il faut bien que la jeunesse s'endurcisse un peu avant de se jeter dans la vie professionnelle...

Bref, ce stage a été fructueux pour lui, mais aussi intéressant pour sa mère, car il m'a rapporté quelques produits qui ne poussent pas dans la région lilloise:



Des combavas, et des pots de pâte de piment.

D'accord, je lui avais un peu soufflé l'idée, mais c'est sympa de sa part de les avoir glissés dans sa valise.

Pour les utiliser, enfin l'un d'entre eux, c'est le net qui m'a donné une nouvelle idée, et tout simplement le site Le guide de la Réunion, qui propose aussi des recettes, dont le Cari crevettes. Vous aurez ici une version nordiste et un peu fainéante, mais assez proche quand même.

Cari crevettes:

  • 200g de crevettes (déjà cuites et décortiquées...le côté feignasse...)
  • 1 combava
  • 4 gousses d'ail
  • 3 oignons
  • 1 morceau de gingembre
  • 1 branche de thym
  • 1 boite de chair de tomates (ou 4 tomates pelées et coupées)
  • huile d'olive
  • pâte de piment
Eplucher et émincer les oignons et les faire revenir dans un peu d'huile d'olive.

Eplucher l'ail et le gingembre. Zester le combava finement. Mettre dans un mortier avec un peu de pâte de piment et réduire le tout en pâte. Ajouter celle ci aux oignons et faire revenir rapidement.

Ajouter les crevettes, laisser mijoter 3 à 4 minutes, puis ajouter les tomates et cuire une dizaine de minutes. J'ai aussi ajouté le jus du combava.



Je ne sais pas si le jus du combava a apporté quelque chose, de toute façon il y en a très peu dans un fruit. Mais je n'aime pas jeter.

Quant au piment, je me garderai bien de vous donner un conseil sur la quantité à employer. Je suis peu habituée car je n'aime pas trop avoir la bouche en feu, au point de ne pas gouter le plat. On n'était pas à ce stade car j'avais été prudente, mais j'ai quand même eu besoin d'un mouchoir pas loin et de morceaux de pain à mâchonner...

Vous ferez selon votre goût et vos habitudes.

Quant aux autres combavas, ils sont partis au congélateur. Il n'y a pas besoin de les dégeler pour les utiliser: un coup de zesteur suffira.

Pour d'autres utilisations ou d'autres recettes réunionnaises, vous trouverez votre bonheur sur le site Guide de la Réunion

lundi 20 juin 2016

Dire que je ne savais même pas que ça existait!

Jusqu'à récemment encore, pour moi il y avait Le poivre....

Vous savez, ces petits grains qu'on achetait un peu n'importe où, et que, si on était un peu connaisseur, on mettait dans un moulin pour en ajouter un peu partout dans les casseroles ou sur les assiettes.

Peu importait la taille, la couleur et le goût des grains.....de toute façon, ça piquait le nez et faisait éternuer, alors on ne se fatiguait pas à le humer!

Mais ça c'était avant!

Avant que je sois prise par la blogguite culinaire, qui consiste à aller voir sur le net un tas de photos de truc cuisinés, en me demandant quel goût ça avait, et donc en essayant de reproduire la chose.


Et ça c'était après.

Après avoir lu le blog du Tiroir aux essences, et surtout être allée dans la jolie boutique du même nom, sentir puis acheter quelques grammes de ce qui fait toute la différence de ce plat: du poivre Timut. Un poivre qui a une délicieuse senteur d'agrumes.

Truite fumée marinée au poivre Timut:


  • 6 tranches de truite fumée
  • 2 c à s de sauce soja
  • 1 c à c de sauce nuoc mam
  • quelques tiges de ciboulette
  • 1 gousse d'ail
  • 2 c à c de graines se sésame blond
  • poivre Timut
Découper la truite en lanières. Parsemer de poivre de Timut écrasé et réserver.

Mélanger les éléments de la marinade, en écrasant la gousse d'ail et ciselant la ciboulette et ajouter à la truite fumée. Bien mélanger et laisser mariner 2 ou 3 heures au froid.





Pour faire un petit repas complet, j'ai ajouté une salade de carottes et chou rave râpés, assaisonnés d'huile d'olive, de sauce soja, un peu de citron et de gingembre râpé, et aussi marinée une paire d'heures.

Quand au petit pain au sésame, c'est sur le livre de Marie Chioca que j'ai trouvé la recette.

En fait, plusieurs de ces aliments n'auraient jamais fait partie de notre menu il y a quelques années...je trouve maintenant que ça aurait été très triste!

Si vous habitez Lille ou la région, n'hésitez pas à pousser la porte du Tiroir aux essences, en plus de bonnes choses, vous trouverez aussi des cosmétiques naturels, de quoi les fabriquer, et même des ateliers pour apprendre à le faire. 

Aucun intérêt commercial ne m'a poussée à écrire ce billet, juste l'envie de partager une adresse où l'on est gentiment accueilli.