dimanche 29 janvier 2017

Un de plus pour la collection! Et un truc en prime pour les noisettes.

C'est de ma collection de crumbles qu'il est question. 

La liste s'allonge. C'est un des intérêts de ce dessert: on peut en faire autant qu'on veut, en changeant un peu les ingrédients, on a à chaque fois un dessert différent.

Et en plus, c'est facile à faire.



Vous voyez tout de suite à quoi il est celui ci. On est quand même obligé de montrer un peu sur la photo avec quoi on l'a fabriqué, sinon j'avoue qu'ils ont tous un net air de famille.....

En fait, je pourrais mettre n'importe quoi dedans et vous faire une photo prise par dessus, vous n'auriez pas de moyen de me contredire....

Cette fois, en plus, je vais vous indiquer en plus comment, sur les bons conseils de Clotilde de "Chocolate et zucchini" on peut torréfier et monder facilement les noisettes avant de les utiliser. Ce qui les rend plus agréables à consommer.

Les noisettes de la photo sont telles que je les ai achetées: avec une fine peau brune. Pour les avoir plus blanches et un peu plus gouteuses, il suffit de les étaler sur une plaque recouverte d'un papier cuisson puis de les passer 15 minutes à 180°, en les remuant toutes les 5 minutes.

Ensuite, encore chaudes, vous les mettez dans un torchon et vous laissez refroidir. Vous fermez le torchon comme un baluchon et vous frottez....la petite peau va se détacher. Il restera à récupérer les noisettes, et à jeter le reste. Et à laver le torchon!

Sur le blog de Clotilde, vous avez des photos bien explicites.

Au crumble maintenant:

La recette:

  • 3 pommes
  • 3 poires
  • 4 c à s de sirop d’érable
  • 100g de farine
  • 100g de beurre
  • 100g de cassonade
  • 100g de noisettes torréfiées passées rapidement au mixer
Dans un saladier, mettre la farine, la cassonade, les noisettes et le beurre coupé en morceaux. Travailler le tout du bout des doigts pour obtenir des grosses miettes.

Eplucher les fruits et les couper en morceaux. Mettre ceux ci dans un plat légèrement beurré et les arroser de sirop d'érable.

Répartir les miettes de pâte par dessus et cuire environ 30 minutes au four à 180°.



Avec les noisettes, le crumble est plus bronzé que d'habitude.

Encore une recette que je propose à Cuisine de Gut pour "cuisinons de saison" pour les fruits de janvier






mercredi 25 janvier 2017

Donner de la couleur à la vie!

Non, non, je ne vais pas essayer de vous vendre une voiture....en cherchant un titre, je me suis bien souvenu qu'une pub télé reprenait cette phrase dans ce but là, mais je veux seulement apporter un peu de couleur à cette fin de journée grisâtre.....

Entre la brume et la pollution ça fait 2 jours que nous avons du mal à voir le soleil dans le Nord, mais comme il nous a bien gâtés avant et qu'on peut égayer nos assiettes pour garder le moral, on va dire que ce n'est pas dramatique....




C'est quand même plus gai que du gris non?

Un petit repas facile à faire, qui va encore nous régaler ce soir. Les photos datent d'il y a quelques semaines, mais MrD ne verra pas d'inconvénient à manger 2 fois la même chose je pense....

C'est une simple purée de pommes de terre et cresson, accompagnant des pavés de saumon aux graines de sésame à la prune Ume. Je sais que ça fait une petite complication d'ajouter ces graines qu'on n'a pas forcément sous la main tout de suite, mais si vous en trouvez allez y. Ces graines sont à la fois douces et un peu piquantes sous la langue, un vrai délice....

Si vous n'en avez pas, le saumon sera très bon aussi, relevé par le cresson de la purée....

La recette:

  • 1kg de pommes de terre farineuses
  • 1 botte de cresson
  • 2 belles c à s de crème fraîche (et un peu de lait si elle est très épaisse)
  • un beau morceau de beurre
  • 2 pavés de saumon
  • un peu d'huile d'olive
  • graines de sésame à la prune Ume
  • sel, poivre
Retirer les plus grosses branches du cresson et bien le laver.

L'égoutter et le mettre dans un blender avec la crème, et un peu de lait si la crème est très épaisse.

Eplucher les pommes de terre, les couper en morceaux et les faire cuire dans de l'eau. Les égoutter et les remettre dans la casserole encore chaude avec le beurre. Mélanger pour commencer à fondre celui ci et écraser les pommes de terre avec un presse purée.

Ajouter la crème au cresson juste réchauffée et mélanger aux pommes de terre. Saler et poivrer.

Mettre les pavés de saumon dans un plat légèrement huilé, les saler et les enduire légèrement d'un peu d'huile d'olive. Saupoudrer de graines de sésame.

Cuire environ 10 minutes au four à 180°.


Ce soir, ce sera quand même moins coloré: la même purée, mais un dos de lieu noir....




Enfin, c'est bien vert quand même....à gauche, vous avez une vue imprenable sur le cresson mixé.

Ne croyez pas quand même, après avoir lu mon introduction, que nous sommes dans une grisaille odieuse depuis le début de l'hiver dans notre région lilloise....pour preuve, je vous mets en prime une photo prise dimanche matin pendant une promenade au bord du lac du héron à Villeneuve d'Ascq. 




Un peu de glace mais bien du ciel bleu!

Et comme je m'aperçois que le cresson figure dans la liste de "Cuisinons de saison" de Gut, je lui propose cette petite purée!


vendredi 20 janvier 2017

Une patausmout....une quoi? Une pâte au smout!

J'imagine déjà que vous vous demandez si le froid ne m'a pas congelé quelques neurones. 

Mais non! Si vous habitez dans la région dunkerquoise, et surtout si vous y êtes nés, ça risque de vous évoquer quelque chose. Si vous y vivez après avoir passé des années à Marseille, je suis moins certaine....

Le smout, donc.

Et bien c'est comme ça que j'ai toujours entendu appeler le saindoux dans ma jeunesse. Esprits sensibles, fermez les yeux quelques secondes car je vais révéler un secret difficilement avouable: J'aime ça! Surtout tartiné sur une tranche de pain, assaisonné au poivre et sel et trempé dans un bol de café au lait ou de chocolat chaud!

Pour être honnête, je n'en ai plus dégusté ainsi depuis assez longtemps, mais c'était mon régal. Notamment lors du repas du dimanche soir chez mes grands parents, intitulé "café tartines"

Mais ce n'est pas de tartines dont je vais vous parler; On est sur un blog de cuisine, donc on cuisine un peu.

Mon père faisait souvent de confortables quiches à toutes sortes de choses et employait facilement le saindoux pour sa pâte. Et elle était très bonne, un peu épaisse car il ne lésinait jamais sur la marchandise, mais friable et fondante à la fois.

Pour retrouver cette pâte, c'est Darya qui m'a sauvée! Elle raconte d'ailleurs dans son article comment elle a aussi succombé au saindoux....


La photo ne lui fait pas vraiment honneur, saleté de lumière!

Et puis j'aurais du mieux faire confiance à Darya qui parlait de précuisson, car j'ai voulu aller au plus rapide et la pâte est restée assez pâle. Si j'avais poursuivi la cuisson, c'est la garniture qui aurait mal supporté.

En tous, cas c'était une tarte au fromage, un petit marquettois, acheté à la Ruche qui dit oui. Un fromage local, petit cousin du Maroilles dont il partage la douce odeur quand il cuit.

La recette:


  • 100g de saindoux
  • 200g de farine T65
  • Une pincée de sel
  • environ 60ml d'eau froide
  • un peu d'oeuf battu
  • 1/2 petit marquettois
  • 200g de fromage frais (Madame Loïc)
  • 10cl de crème légère semi épaisse
  • 2 oeufs (on en prélèvera un peu pour la pâte)
  • 1 c à s de fécule de maïs
  • une peu de lait
  • sel, poivre
Placer la farine et le sel dans un bol.

Y ajouter le saindoux et sabler du bout des doigts. Il ne doit pas rester de morceau.

Ajouter l'eau progressivement en mélangeant avec une cuiller. Il ne faudra peut être pas tout. Quand la pâte commence à s'amalgamer, mélanger à la main, mais sans trop la travailler.

La ramener en boule, l'aplatir un peu et la filmer. La placer au froid au moins 1 heure.

La reprendre, la laisser revenir à température ambiante puis l'aplatir au rouleau sur une surface farinée et foncer un moule à tarte. La remettre au froid 30 minutes.

Piquer légèrement le fond avec une fourchette, garnir de poids et précuire environ 20 minutes à 180°. La reprendre, retirer les poids, badigeonner le fond d'un peu d'oeuf battu et la repasser au four 2 à 3 minutes, pour l'imperméabiliser.

La laisser refroidir et pendant ce temps préparer la garniture.

En principe, on aura déjà battu les oeufs pour en prélever un peu pour le fond de tarte. Y ajouter la crème, le fromage frais et la fécule délayée dans un peu de lait et bien mélanger le tout, en battant un peu au fouet. Saler et poivrer.

Couper le fromage en morceaux. On garde ou pas les croutes selon ses goûts.

Verser la préparation sur le fond de tarte, répartir les morceaux de fromage et cuire environ 30 minutes au four à 180°.



En plus, cette sorte de pâte peut aussi être utilisée pour des recettes sucrées. Par exemple, Gracianne l'a fait pour une recette de mincepies, pâtisseries britannique typique de la période de Noël. Elle a mis moitié beurre, moitié saindoux. De nombreuses recettes d'outre Manche sont faites ainsi, d'ailleurs Jamie Oliver le mentionne dans une de des vidéos. Lui, il propose même un mélange beurre et cheddar.....

Allez, comme je suis d'humeur partageuse, je vous mets sa vidéo.....en plus, elle montre bien le coup de main qu'il est bon d'avoir pour cette pâte. Vous me direz si vous avez essayé avec du cheddar?  







mardi 17 janvier 2017

Une galette quand même....en trichant un peu...

Avant Noël, on trouvait déjà des galettes des rois dans certaines boulangeries....et ça m'énervait beaucoup.

Longtemps après la date de l'épiphanie, on en trouve encore souvent.....et les autres années ça m'énervait beaucoup....

Cette année, plein de recettes de belles galettes ont été publiées par les copines blogueuses et, comme j'avais acheté la notre, ça m'a énervé aussi.....je sais, je m'énerve souvent!

Alors, même si la date officielle est passée, je vous présente à mon tour une galette....enfin, dans l'esprit d'une galette.

D'abord, j'avais eu envie de faire goûter à ma famille ce qui a bercé toute mon enfance, la galette beurrée, celle qu'on mange à Dunkerque. Et j'avais trouvé une bonne recette chez Nuage de lait. Mais alors que je peux me vanter maintenant de réussir à chaque fois ma pâte à brioche, j'ai lamentablement raté celle ci et la galette ressemblait à une crêpe. On va donc attendre un autre essai avant de vous en présenter une....

Par contre, je peux vous montrer ça:



On pourrait dire que c'est une galette non?

Comme je n'ai pas encore osé me lancer dans la pâte feuilletée, ce sont des feuilles de filo qui m'ont sauvée. Et comme je ne savais pas choisir entre la crème d'amandes et la compote de pommes, j'ai mis les 2, avec de la mangue pour changer un peu.

Galette de feuilles filo aux amandes, pommes et mangue:


  • 10 feuilles de filo
  • 3 belles pommes
  • 1 mangue
  • 2 c à s de sucre de canne roux en poudre
  • 100g de beurre pommade
  • 100g de sucre de canne roux en poudre
  • 2 oeufs à température ambiante
  • 100g de poudre d'amandes
  • 40g de beurre fondu
  • 1 c à s de sucre en poudre
Eplucher les pommes et la mangue. Les couper en cubes et les faire compoter avec les 2 c à s de sucre.

Laisser refroidir.

Dans un grand bol crémer le beurre et le sucre. Ajouter ensuite les oeufs un par un et bien mélanger. Puis ajouter les amandes et bien mélanger encore jusqu'à obtenir une crème.

Dans un plat à tarte à fond amovible ou un cercle, disposer en les croisant 6 feuilles filo, en les ayant préalablement recouvertes de beurre fondu à l'aide d'un pinceau. Laisser dépasser ce qui est en trop.

Mettre la crème d'amandes puis la compote de fruits.

Couper dans les feuilles filo restant 4 carrés d'un diamètre de la taille du moule. Les couvrir de beurre et les disposer sur la compote.

Rabattre par dessus les feuilles de filo qui dépassent, en les beurrant aussi, puis saupoudrer de sucre en poudre.

Cuire 30 à 35 minutes au four à 180°.

 

D'accord, j'ai oublié la fève. Mais ça ressemble à une galette un peu épaisse, non?

Et c'était très bon et croustillant à souhait!

Il ne me reste plus qu'à tenter à nouveau la recette de la galette de Dunkerque, puis une vraie pâte feuilletée. On va finir par y arriver!

vendredi 13 janvier 2017

On me l'aurait dit, je ne l'aurais pas cru!

Il y a quelques dizaines d'années maintenant que je suis sur cette terre, et je ne me lasse pas de m'étonner parfois.

Surtout quand je vois dans la rue ou ailleurs des choses que je n'aurais même pas pensé possibles si on m'en avait parlé dans ma jeunesse. Des exemples?

Des gens qui marchent en parlant tout seuls...si, si ça existait, mais on les plaignait un peu d'être mentalement fragiles. Avec un smartphone en main ou des écouteurs, ça semble banal maintenant...

Des voyageurs de la SNCF qui regardent un film.... moi, je rêvais de pouvoir un jour y écouter la radio...

2 pompiers en uniforme qui se font la bise à un carrefour....au lieu d'une virile poignée de mains.

Une personne qui se prend en photo toute seule, pourquoi pas? mais avec un appareil tout plat ça m'aurait étonné....et si en plus, comme j'ai vu l'autre jour, elle tenait dans la main un poireau recouvert d'un préservatif, j'aurais craint l'arrivée imminente des forces de l'ordre....

Bref, vous avez sans doute d'autres exemples si comme moi vous avez passé votre jeunesse au milieu du siècle dernier....

Il y a une autre chose qui m'aurait étonnée aussi. Après ce que mes parents me disaient des topinambours et des rutabagas dont ils étaient obligés de se nourrir pas si longtemps avant, je n'aurais jamais cru en manger avec plaisir sans qu'on me force....



Ce velouté de topinambours par exemple.

C'est une recette empruntée à Virginie "Une pincée de gourmandise". Un potage de topinambours et châtaignes. Le mien est beaucoup plus pâle que le sien, mais je pense que c'est parce que j'ai employé tous les topinambours que j'avais dans mon Biocabas sans les peser, et il devait y en avoir plus que chez elle. Et sans doute mis plus de crème aussi....je m'en aperçois en relisant la recette.1

Velouté de topinambours et châtaignes:

  • 800G de topinambours
  • 2 échalotes
  • 2 gousses d'ail
  • 1 à 2 tiges de céleri branches 
  • 400g de marrons déjà cuits en conserve
  • un peu d'huile d'olive 
  • 10 (ou 20....)cl de crème fraîche
  • bouillon de légumes (frais ou reconstitué)
Bien brosser les topinambours sous l'eau et les éplucher. Les couper en morceaux.
Eplucher et émincer l'échalote et l'ail. Nettoyer le céleri et le couper en morceaux.

Faire chauffer le bouillon, ou le reconstituer avec un cube et de l'eau bouillante.

Dans un peu d'huile d'olive, faire revenir les échalotes et l'ail jusqu'à ce qu'ils soient translucides.
Ajouter le céleri, les marrons et les topinambours et mélanger le tout.

Verser le bouillon à hauteur et cuire à couvert une vingtaine de minutes, jusqu'à ce que les légumes soient tendres.

Ajouter la crème, mixer, saler et poivrer à votre goût.




SI vous voulez quelque chose de plus gastronomique, allez voir la recette de Virgine, elle accompagne ce velouté d'une chantilly au bacon. J'avoue avoir été paresseuse et m'être limitée au potage.

Une chantilly au bacon....ça non plus je n'aurais pas cru que ça existait. Je n'en voyaits (sans bacon!) que sur les gaufres et les glaces....